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Comment le gouvernement compterait économiser 10 milliards d’euros

Bercy, ministère de l'Économie et des Finances

Bercy, ministère de l'Économie et des Finances - LOIC VENANCE / AFP

Le gouvernement aurait décidé d'opérer un revirement en matière budgétaire, selon Le Figaro. Les domaines du logement, du travail et des transports devraient à eux seuls supporter le rabotage prévu par le gouvernement qui souhaite trouver 10 milliards d'euros.

Éducation Nationale, Transition Écologique, Armées… Ces trois ministères devraient prochainement bénéficier d’une hausse (parfois inattendue) du budget. Étonnant lorsque l’on sait que le gouvernement cherche à faire coûte que coûte des économies drastiques: 10 milliards d’euros en 2018. Mais, selon Le Figaro, les gestionnaires de l’État seraient parvenus à trouver la formule magique.

Les APL encore dans la ligne de mire

D’après le quotidien, le gouvernement aurait revu sa stratégie. Exit les multiples annonces d’économies, souvent impopulaires, réalisées ici et là. Désormais, les coupes budgétaires seront essentiellement concentrées sur le logement, le travail et le transport.

Dès le 13 septembre, le gouvernement présenterait ainsi une réforme d’envergure sur le logement qui devrait permettre de récupérer plusieurs milliards d’euros. Comme annoncé par Emmanuel Macron, les APL devraient connaître un nouveau coup de rabot, encore plus important que la baisse des 5 euros prévue jusqu’alors. Car l’objectif est de trouver 2 milliards d’euros, quand la baisse à hauteur de 5 euros ne permet, elle, de faire rentrer "que" 40 millions d’euros environ.

La suppression des contrats aidés pourrait rapporter gros

Les économies seraient également à chercher du côté du travail et plus précisément de la prime à l’embauche PME désormais disparue, et des contrats aidés, dans le collimateur du gouvernement qui les juge coûteux et inefficaces. 293.000 contrats aidés sont prévus cette année contre 460.000 en 2016. Il en restera 200.000 en 2018. "Selon la Cour des comptes, le coût d’un contrat aidé varie, selon ses spécificités, entre 7000 et 11.000 euros par an et par jeune", note Le Figaro. De quoi remplir les caisses, donc.

Le dernier poste qui devrait être victime du rabotage budgétaire est celui des transports, bien trop coûteux. Aussi, les projets tels que la liaison ferroviaire Lyon-Turin ou le canal Seine-Nord devraient être gelés. "Faire une pause pour faire des choix", indique-t-on au ministère. 

P.L