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Comment le FN veut mettre en place son "protectionnisme intelligent"

Mikael Sala, président de Croissance Bleu Marine, était l'invité de BFM Business ce mardi.

Mikael Sala, président de Croissance Bleu Marine, était l'invité de BFM Business ce mardi. - BFM Business

Invité de BFM Business ce mardi, Mikaël Sala, président du collectif Croissance Bleu Marine, a défendu l’une des mesures emblématiques du programme frontiste.

Qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen compte bien opposer son programme économique à celui d’Emmanuel Macron et dénoncer les méfaits de la mondialisation.

La candidate souhaite pour cela améliorer le pouvoir d’achat des Français et renforcer les frontières par un "protectionnisme intelligent". Reste à savoir quelles en seront ses modalités et, surtout ses effets.

"On ne va pas mettre des taxes sur tout sans réfléchir"

Invité de BFM Business ce mardi, Mikaël Sala, président de Croissance Bleu Marine, a tenté de dissiper le flou autour du dispositif. "On ne va pas mettre des taxes sur tout sans réfléchir. Les produits qu’on n'est pas en mesure de produire en France, on ne les taxera pas. Par contre, si comme Whirlpool, vous mettez 500 personnes au chômage pour délocaliser en Pologne et espérez nous réimporter des machines à laver, alors là, on taxera à hauteur de 35%", a-t-il affirmé.

"Pour booster l’économie française, on dope la demande des consommateurs", a-t-il poursuivi. "On crée une prime de pouvoir d’achat pour les revenus les plus faibles – jusqu’à 1500 euros. On finance celle-ci par une taxe indolore, de l’ordre de 3%, sur les importations qui représentent en France une part minime des achats".

Y.D.