BFM Business

Bernard Arnault prend fait et cause pour Emmanuel Macron

Bernard Arnault se réjouit de la qualification d'Emmanuel Macron pour le second tour.

Bernard Arnault se réjouit de la qualification d'Emmanuel Macron pour le second tour. - Eric Piermont - AFP

Dans un entretien au Figaro, publié ce mercredi, le patron de LVMH estime notamment que le candidat d’En Marche! "permettra plus d’embauches, plus d'investissements, plus de croissance en France".

Même si ses préférences partisanes étaient connues -il était aux côtés de Nicolas Sarkozy le soir même de sa victoire le 6 mai 2007- Bernard Arnault n'a jamais jugé nécessaire de prendre la parole à la veille d'une élection. Onze jours avant le deuxième tour de la présidentielle, il rompt avec son habituelle discrétion. Le PDG et principal actionnaire de LVMH prend clairement fait et cause pour Emmanuel Macron, désormais grand favori de l’élection présidentielle.

Dans un entretien au Figaro, publié ce mercredi, Bernard Arnault défend notamment le programme économique du candidat d’En Marche!: "Dans la première partie du quinquennat qui s'achève, les entreprises étaient mises au ban de la société. Mais la plupart de nos dirigeants ont enfin compris que le seul moyen de lutter contre le chômage, c'est de développer les embauches dans le secteur privé, pas de créer des postes dans la fonction publique", affirme ainsi l'homme d'affaires, classé plus grande fortune de France (et onzième mondiale) par le magazine américain Forbes.

"Plus d'embauches, d'investissements, de croissance"

"Le nouveau président qui s'annonce a cette vision: Emmanuel Macron va permettre plus d'embauches, plus d'investissements, plus de croissance pour la France", assure-t-il.

Le patron du numéro un mondial du luxe affirme par ailleurs avoir attendu l'issue du premier tour de l'élection présidentielle française pour annoncer le rachat de la prestigieuse maison Christian Dior, dévoilé mardi.

"Je n'avais guère de doute sur la qualification d'Emmanuel Macron. Mais après le dernier vote aux États-Unis ou le Brexit, on n'était pas sûr des prévisions et des sondages. J'ai préféré attendre d'avoir la certitude que nous échappions à un second tour des extrêmes, qui aurait été une catastrophe pour le pays", conclut-il.

Y.D. avec AFP