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Activité privée : encore faible en zone euro mais bond en France

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- - AFP/Jeff Pachoud

La croissance du secteur privé hexagonal a encore accéléré en juin et atteint un plus haut de sept mois, notamment grâce au secteur manufacturier.

Nouveaux indicateurs encourageants pour la France. Alors que l’Insee a confirmé une croissance annuelle (1,3%) qui sera supérieure à celle de la zone euro, le dernier indice IHS Markit de juin sur le secteur privé montre une belle accélération.

L'indice flash de l'activité globale a atteint 52,9 points, contre 51,2 points le mois précédent, grâce à un « raffermissement de la demande », tant dans le secteur industriel que dans celui des services, souligne Markit.

Rappelons que l'indice PMI Markit mesure la performance globale du secteur sur la base d'un panel de 400 entreprises fonctionnant en France. Un niveau inférieur à 50 signale un repli de l'activité, tandis qu'une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion.

Selon le cabinet d'analyse économique, l'indice mesurant l'activité du secteur manufacturier s'est redressé en juin à 52 points, contre 50,6 points en mai. Il s'agit de son plus haut niveau depuis neuf mois, rappelle Markit.

Le secteur manufacturier au plus haut depuis 9 mois

Dans le secteur des services, l'indice flash s'est redressé de 51,5 points à à 53,1 points, atteignant un plus haut de sept mois, dans un contexte porteur pour la consommation, notamment grâce aux mesures de soutien au pouvoir d’achat du gouvernement.

Sur l'ensemble du secteur privé, « le volume global des nouvelles affaires a augmenté pour le troisième mois consécutif », avec « un léger retour à la hausse des ventes dans le secteur manufacturier ainsi qu'une forte croissance des nouvelles affaires chez les prestataires de services », détaille Markit.

« Les données de l'enquête mettent également en évidence une nouvelle amélioration du marché de l'emploi », « les effectifs des entreprises privées ayant enregistré leur plus forte hausse depuis huit mois », ajoute IHS. Selon l’Insee, le taux de chômage devrait tomber à 8,3% au dernier trimestre 2019, contre 8,8% à la fin 2018.

« Compte tenu du fort rythme de la croissance enregistré en juin, les données PMI signalent désormais une hausse du PIB d'environ 0,3% au deuxième trimestre », souligne Eliot Kerr, économistes à IHS. L’Insee table sur une progression similaire.

La France fait donc mieux que la zone euro où la croissance de l'activité privée a progressé en juin, atteignant son niveau le plus haut en 7 mois, mais « est restée faible ».

L'indice mensuel s'affiche à 52,1 points en juin, contre 51,8 en mai. « Ce manque de dynamisme devrait perdurer dans les prochains mois », prévient IHS Markit.

« L'affaiblissement de la conjoncture économique tant sur les marchés intérieurs qu'à l'étranger, ainsi que l'aggravation des tensions géopolitiques et des guerres commerciales restent des préoccupations majeures pour les entreprises de la zone euro, tirant à la baisse les dépenses, les investissements et les perspectives d'activité », a-t-il insisté.

Olivier CHICHEPORTICHE