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Deux projets de téléphérique urbain se concrétisent à Grenoble et à La Réunion

Le téléphérique de Brest a connu depuis sa remise en fonction le 18 mai 2020 "des difficultés récurrentes d'exploitation" qui ont conduit à sa mise à l'arrêt fin mai.

Le téléphérique de Brest a connu depuis sa remise en fonction le 18 mai 2020 "des difficultés récurrentes d'exploitation" qui ont conduit à sa mise à l'arrêt fin mai. - Fred Tanneau

La Réunion va se doter de sa deuxième ligne de téléphérique urbain, d'une longueur de 1,3 km tandis que Grenoble a choisi un groupement d'entreprises qui construira un premier tronçon de 3 km pour 65 millions d'euros.

Alors que le téléphérique urbain inauguré en 2016 à Brest connaît des problèmes techniques récurrents, deux autres projets ont été validés à La Réunion et à Grenoble par les autorités locales en charge des transports.

Un groupement d'entreprises mené par le groupe savoyard MND va concevoir, construire et assurer la maintenance du deuxième téléphérique urbain de Saint-Denis-de-la-Réunion. Le coût du projet est de 39,8 millions d'euros, dont 13,9 millions revenant à MND. D'une longueur de 1,3 kilomètre et interconnecté aux réseaux de transports publics, ce téléphérique reliera le quartier de La Montagne à celui de Bellepierre, dans le centre-ville.

Deux cabines de 50 places circuleront à 45 km/h

Ses deux cabines entièrement vitrées de 50 places pourront circuler à une vitesse pouvant atteindre 45 kilomètres/heure. Le trajet s'effectuera en moins de 4 minutes. L'énergie électrique nécessaire à son fonctionnement proviendra de 600 mètres carrés de panneaux photovoltaïques qui fourniront l'équivalent de 92% de la consommation électrice annuelle de l'installation, souligne MND. C'est le deuxième téléphérique dont se dote le chef-lieu de La Réunion, une ville au relief tourmenté. La première pierre d'une future ligne de 2,7 kilomètres, comprenant cinq stations et reliant Le Chaudron au Bois de Nèfles a été posée en septembre 2019.

À Grenoble, un groupement mené par Poma conduira les travaux

À Grenoble, c'est une ligne de téléphérique urbain de 3,7 kilomètres qui va voir le jour. Il y a quelques semaines, en mai 2020, le syndicat mixte de l'agglomération en charge des transports a signé le marché avec un groupement d'entreprise (POMA-Groupe 6-Egis).

Le montant total du marché s’élève à 65 millions d’euros, pour une mise en service en 2024, l'enquête publique étant programmée en 2021. La future ligne desservira 5 stations et reliera par voie aérienne le versant ouest de l’agglomération, de Fontaine à Saint-Martin-le-Vinoux, en passant par la Presqu’île Scientifique.

Pour les autorités grenobloises, la zone traversée se caractérisant par des obstacles naturels et artificiels, une solution de transport en commun par voie terrestre aurait impliqué des ouvrages de franchissement coûteux et complexes. Le coût du téléphérique urbain serait ainsi nettement inférieur à celui d'un tramway, dont Grenoble est par ailleurs dotée.

Frédéric Bergé