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Depuis Beyrouth, Carlos Ghosn poursuit la contre-attaque médiatique contre la justice japonaise

Après sa longue conférence de presse qui s'est tenu au Liban ce mardi 8 janvier, Carlos Ghosn a enchaîné les entretiens exclusifs

Après sa longue conférence de presse qui s'est tenu au Liban ce mardi 8 janvier, Carlos Ghosn a enchaîné les entretiens exclusifs - Josef Eid - AFP

Après sa longue conférence de presse qui s'est tenue au Liban ce mardi 8 janvier, Carlos Ghosn a enchaîné les entretiens exclusifs pour raconter ce qu'il ne peut dire et évoquer son état d'esprit après 14 mois au Japon.

La journée de Carlos Ghosn a été remplie. Après 400 jours en prison et en résidence surveillée à Tokyo, l'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a donné une conférence de presse de plus de deux heures et a poursuivi avec des entretiens "exclusifs" avec de nombreux médias.

Sur France Inter, La journaliste Léa Salamé lui a demandé s'il avait vraiment "voyagé dans la malle".

"Je n'en parlerai pas, mais un jour on découvrira la vérité, il y a tellement d'enquêtes sur le sujet...", a répondu Carlos Ghosn. Il a surtout démenti l'histoire de l'étui à contrebasse. Comment a-t-il vécu ces 14 mois au Japon? "Je suis mort le 19 novembre 2018 et je suis revenu à la vie le 30 décembre 2020", résume Carlos Ghosn.
"On a dit qu'un orchestre était venu chez moi pour fêter Noël qu'on m'avait mis dedans et qu'on est parti", raconte Carlos Ghosn. Et bien non, je suis sorti à deux heures de l'après-midi. Les choses les plus efficaces sont les plus simples, les plus rapides et ce sont celles qui marchent."

Quant au coût de la cavale, l'ex-dirigeant affirme que "les chiffres qui circulent sont fantaisistes". Le Financial Times a évalué le montant de cette évasion spectaculaire à 20 millions de dollars.

"Je suis le dindon de la farce"

Carlos Ghosn est aussi intervenu sur TF1 dans un entretien diffusé lors du 20 heures. Cette fois, il a exprimé l'état esprit qui l'animait pour organiser sa fuite. "Je n'avais plus rien à perdre. Il n'y avait pas de date fixée pour le procès qui aurait pu avoir lieu dans 4 ou 5 ans, j'étais suivi par des gens payés par Nissan", confie l'ancien patron de Renault en ajoutant "Au bout d'un moment vous vous dites, 'je suis le dindon de la farce'".

Reconnait-il des faits reproché comme avoir empoché de l'argent de Nissan? "Pas un euro sur mes comptes bancaires", affirme le dirigeant qui réfute aussi une obsession pour l'argent. "Si j'étais obsédé par l'argent, j'aurai accepter de diriger General Motors en 2009. On me proposait deux fois plus de salaire pour moins de travail". 

Quant à venir en France pour être jugé, Carlos Ghosn ne l'exclut pas. ""Oui si on me garantit que je n'aurai aucun problème aux frontières, je peux aller au Brésil ou en France, ce sont des pays qui n'extradent pas".

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco