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La conférence de presse de Carlos Ghosn en 5 phrases choc

La conférence de presse donnée par Carlos Ghosn ce mercredi 8 janvier a donné lieu à plusieurs phrases marquantes, reprises par de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux.

"Et vous, aviez-vous vu venir Pearl Harbor?"

C'est sans doute la séquence qui tourne le plus sur les réseaux sociaux. Au début de la conférence de presse, Carlos Ghosn est revenu sur le caractère inattendu de son arrestation en glissant une référence à Pearl Harbor, lorsqu'en 1941 les Japonais ont attaqué par surprise cette base navale américaine. 

"Certains m'ont demandé: "oh mon dieu, vous n'avez rien vu venir, vous n'avez rien suspecté", et il se trouve que c'était un de vos collègues, un journaliste américain, à qui j'ai répondu: "et vous, aviez-vous vu venir Pearl Harbor, auriez-vous pu anticiper Pearl Harbor ?"

"Je ne voulais pas devenir le nouveau Louis XIV"

Carlos Ghosn a tenu à expliquer comment il avait pu bénéficier de salles mises à sa disposition au château de Versailles, même s'il a visiblement confondu deux soirées. L'occasion toutefois de préciser qu'il ne se voyait pas comme le nouveau "roi-soleil".

"Versailles est le site le plus visité en France, c'est le symbole du génie de la France, le symbole de l'ouverture sur le monde, c'est pour ça que nous avons choisi Versailles, ce n'est pas parce que je voulais devenir le nouveau Louis XIV et épouser Marie-Antoinette"

"Ils savaient que j'aimais Carole"

Revenant sur les raisons qui l'ont poussées à fuir le Japon, Carlos Ghosn a évoqué l'amour pour sa femme, Carole.

"Peut-être que, pour certaines personnes, ne pas voir sa femme pendant très longtemps est une bénédiction, mais pas pour moi. Ils (les enquêteurs japonais, ndlr) ont lu ma correspondance donc ils savaient que j'aimais Carole"

En prison, "c’est comme si j’étais décédé"

Une journaliste a demandé à Carlos Ghosn ce qu'il avait ressenti lorsqu'il avait réalisé qu'il avait bien quitté le Japon. 

"Le 19 novembre 2018 (jour de son arrestation), c’est comme si j’étais décédé. Je vivais chaque jour en me disant que ma vie était réduite. Je ne savais pas si j’allais revoir les gens que j’aime, j'étais plongé dans un système que je ne comprenais pas, c’est comme si j’étais mort. Quand vous traversez une telle période, vous êtes paralysé, vous vous anesthésiez. (....) Quand j’ai vu que j’étais sorti, c’est comme si, quelque part, je revenais à la vie."

Carlos Ghosn, le Tom Cruise de l'industrie automobile?

"Premièrement, je suis habitué à ce que vous appelez "mission impossible". J’en ai beaucoup effectué dans ma carrière. Vous pouvez vous attendre à ce que, dans les prochaines semaines, je fasse quelque chose pour laver mon nom et pour qu’on ne mette pas en place un système de propagande contre moi."

Julien Bonnet, avec Chloé Baïze