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Quand les enseignes luttent contre le "showrooming"

Les enseignes tentent de résister au "showrooming"

Les enseignes tentent de résister au "showrooming" - -

Les distributeurs sont victimes de clients qui entrent dans les magasins pour comparer les prix avant d'aller acheter ailleurs. Les enseignes tentent de se défendre. Ainsi, en Australie, une boutique taxe les clients ressortant les mains vides.

En Australie, une enseigne de distribution fait parler d'elle. Son nom: Celiac Supplies. Elle a décidé de réclamer à ses clients qui ressortiraient sans rien acheter une taxe de 5 dollars australiens, soit 4 euros.

L'enseigne tente de résister à ce que l'on appelle le "showrooming": toutes celles et ceux qui viennent juste comparer les prix, parfois avec leur portable, avant d'aller acheter ailleurs.

Le message placardé sur sa vitrine a été diffusé sur internet. Il tient en quelques lignes: "chers clients, attention. Faute d'achats, sortie payante. Car, sachez-le, ici les prix sont quasiment les mêmes qu’ailleurs".

Codes-barres illisibles pour les smartphones

Le phénomène du showrooming a également déjà fait beaucoup de dégâts du côté de plusieurs grands distributeurs américains qui ont riposté l'an dernier. D'abord de façon épidermique. L'enseigne Best Buy, par exemple, a développé son propre système de codes-barres, qui est devenu illisible pour les comparateurs de prix utilisés par smartphone.

D'autres enseignes ont, elles, carrément retirés de leurs rayons le Kindle d’Amazon. Il faut dire que le géant de l’internet avait proposé aux clients de scanner les produits en magasin pour ensuite de les commander sur Amazon, avec réduction à la clé.

Progressivement, ces enseignes sont arrivées à la conclusion que la meilleure riposte devrait finalement être purement commerciale. Elles ont donc redoublé d'efforts ces derniers mois sur les prix, mais aussi sur l’accompagnement physique de la clientèle.

Guillaume Paul