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Pour Etam, il fallait annuler les soldes

Invité de BFM Business, Laurent Milchior, président de la marque de lingerie, estime que les conditions sanitaires, avec un virus qui circule plus massivement en France, ne sont pas réunies pour les soldes qui démarrent cette semaine.

Cette année, les soldes ont été décalés de trois semaines, coronavirus oblige. Ils débutent donc ce mercredi 15 juillet à 8 heures et sont attendus avec impatience par le secteur du textile durement touché par le confinement.

Mais ces soldes ne font pas l'unanimité. Ce lundi sur BFM Business, Laurent Milchior, président d'Etam, estime qu'il aurait même fallu les annuler, compte tenu de la situation sanitaire actuelle qui montre une certaine résurgence du coronavirus dans certains départements.

"On voit que le covid repart (...) et on a tous une responsabilité, chefs d'entreprises et citoyens, de faire en sorte que ce virus ne circule pas. (...) Les soldes, c'est un système de volumes, il faut qu'il y ait beaucoup de monde dans un magasin pour que les soldes fonctionnent", souligne le dirigeant.

"Je pense que le principe d'avoir suffisamment de monde dans les magasins pour faire du volume et repasser sur des historiques qui étaient sur la fin juin de l'année dernière au 15 juillet, ce n'est pas complètement raisonnable", poursuit-il. 

Pour Laurent Milchior, il aurait fallu "déréguler les soldes". Ainsi, "il n'y aurait pas eu de date fixe des soldes et chacun serait parti sur des promotions un petit peu comme il le veut". Et de rappeler que chez nos voisins européens à l'exception de la Belgique, il n'y a pas de date officielle des soldes.

Olivier Chicheportiche