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Ouverture le soir: Monoprix n'abandonne pas la bataille

Monoprix veut avoir le droit d'ouvrir le soir.

Monoprix veut avoir le droit d'ouvrir le soir. - Loic Venance - AFP

Régis Schultz, nouveau patron de Monoprix, souhaite se "battre sur l'ouverture en soirée". Selon lui, cela répond à un besoin des citadins.

Tout juste nommé, le nouveau patron de Monoprix, relance une vieille guerre: l'ouverture des magasins le soir. Régis Schultz a déclaré dans un entretien aux Échos: "Je souhaite me battre sur l'ouverture en soirée qui répond à un besoin des citadins". Il n'a toutefois pas précisé à quels horaires ni à quels types de commerce il faisait allusion ni s'il souhaitait faire évoluer la loi ou les accords avec les salariés.

La législation prévoit actuellement que les magasins peuvent ouvrir jusqu'à 21 heures "dans le cadre d'une augmentation temporaire d'activités". Dans les nouvelles zones touristiques internationales (ZTI) prévues par la loi Macron, les commerces de vente au détail peuvent travailler jusqu'à minuit à condition d'avoir trouvé un accord avec les représentants des salariés.

Digitalisation de l'entreprise

Ex-directeur général de Darty, passé en juin dans le giron de la Fnac, Régis Schultz a été nommé le 19 août à la tête de la chaîne de magasins Monoprix, filiale du groupe de grande distribution Casino, et a pris ses fonctions lundi. "La situation (de la société) est bonne" malgré une légère baisse du chiffre d'affaires de l'enseigne au premier semestre, "ma mission ne tourne ni sur un redressement ou une relance", a-t-il assuré au quotidien économique. "La très légère inflexion (du chiffre d'affaires) n'est que la résultante de l'impact des attentats sur la présence des touristes à Paris, et aussi de l'interdiction d'ouvrir en soirée jusqu'à 22 heures", a-t-il justifié.

Parmi les autres priorités qu'il s'est fixé: "la digitalisation de l'entreprise". "Quand je suis arrivé chez Darty, certains ne voyaient pas l'e-commerce comme une menace. Pourtant dans l'électrodomestique, les ventes sur Internet représentent plus de 15% du marché. Je ne sais pas s'il en sera de même dans l'alimentaire, mais ce serait une grave erreur de ne pas faire comme si", a-t-il expliqué.

"Les initiatives d'Amazon à Paris et la multiplication des solutions de livraison sur le dernier kilomètre créent une offre que le consommateur ne va pas tarder à considérer comme usuelle. Idem pour le click and collect", le retrait en magasins de commandes effectuées sur internet, a relevé Régis Schultz.

D. L. avec AFP