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OGM: la FNSEA plaide pour un "débat plus ouvert" en France

Xavier Beulin était l'invité de BFM Business

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Le président du syndicat agricole, Xavier Beulin, a déclaré sur BFM Business ce vendredi que la question des OGM devrait peut-être "être débattue de manière plus ouverte" en France.

Xavier Beulin joue la carte du dialogue sur les OGM. Le président de la FNSEA, le syndicat de la profession agricole, a déclaré sur BFM Business vouloir un débat plus ouvert sur cette question.

Le sujet des OGM "doit être aussi débattu de manière peut-être plus ouverte qu'il ne l'a été jusqu'à maintenant", a-t-il plus précisément déclaré dans l'émission Qui êtes-vous?, reconnaissant craindre un retard de la France sur ce dossier.

"Des qualités fonctionnelles"

"Je le crains, parce que autant sur la première génération des OGM, nous étions opposés nous-mêmes agriculteurs, (...) c'était plutôt une espèce de rente pour les grandes firmes agrochimiques", a-t-il déclaré.

"Aujourd'hui, ce qui sort en matière de biotechnologies, c'est autre chose. Ce sont des qualités fonctionnelles des plantes", par exemple des réponses qui ne soient pas chimiques aux maladies des plantes, a expliqué le président du syndicat agricole majoritaire en France.

L'apport des drones

Xavier Beulin a également vanté les mérites des drones en faveur d'une agriculture "plus raisonnée" qu'il utilise lui-même "de plus en plus" dans son exploitation de 500 hectares qu'il gère avec trois associés.

"Nous allons pouvoir avec ces drones mesurer en temps réel la végétation de nos plantes, adapter les fertilisations qui sont nécessaires ou la quantité d'eau à apporter", a-t-il dit.

La technologie "va nous aider" à développer "une agriculture beaucoup plus efficace, beaucoup plus économe", a-t-il ajouté.

L'Union européenne a autorisé le mois dernier l'importation et la commercialisation de 19 OGM, sans attendre l'accord des Etats membres sur sa proposition de réforme leur permettant de les interdire sur leur territoire, au grand dam de la France et des écologistes.

L'autorisation concerne 17 organismes génétiquement modifiés (OGM) destinés à l'alimentation animale et humaine, et deux fleurs.

J.M. avec AFP