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Matthieu Lambeaux (Findus): "une méfiance terrifiante sur l'agroalimentaire s'est créée"

Matthieu Lambeaux était l'invité de BFM Business, ce lundi 16 décembre.

Matthieu Lambeaux était l'invité de BFM Business, ce lundi 16 décembre. - -

Le PDG de Findus France était l'invité de BFM Business, ce lundi 16 décembre. Il est notamment revenu sur le scandale de la viande de cheval, une opération de gendarmerie menée ce même jour ayant abouti à l'interpellation de 21 individus dans le cadre d'un possible trafic.

Le scandale de la viande de cheval refait surface. Ce lundi 16 décembre, une opération de gendarmerie visant un réseau illégal a abouti à l'interpellation de 21 individus dont l'organisateur présumé du trafic et un proche.

Hasard du calendrier, Matthieu Lambeaux, le PDG de Findus France qui a elle-meme pâti de ce scandale, était l'invité de BFM Business ce même jour.

De la viande de cheval avait été retrouvée dans les plats cuisinés de la société, cette dernière avait ensuite joué la carte de la transparence et avait elle-même remonté sa chaîne de production pour démasquer la fraude.

Pour Matthieu Lambeaux, l'opération de gendarmerie est une bonne nouvelle. "Je suis content, cela va permettre aux gens de comprendre qu'il y a 50.000 tonnes" de viande de cheval en circulation quand "Findus en vendait 30 tonnes soit 0,5% ". "Il y a une fraude énorme dans la filière viande" a-t-il ajouté.

"La leçon est que la transparence paie"

Il a jugé qu'au plus fort du scandale de la viande "on a pas parlé du rôle des médias. Il y a eu un emballement sur certains sujets et Findus est un sujet qui vend, plus que la petite boucherie du coin".

Matthieu Lambeaux a expliqué que le scandale de la viande de cheval n'a pas eu de lourdes conséquences sur l'activité de Findus. "Il y a eu zéro impact sur le poisson, zéro impact sur la marque et comme notre business est à 90% un business de poissons, d'épinards et de pomme de terre, l'impact sur Findus a été très faible".

Selon lui "la leçon est que la transparence paie". "En ayant été transparent, en ayant dit les choses de manière simple les consommateurs ont compris" a-t-il avancé.

Mais il en est tout autrement du marché des plats cuisinés. "Ce marché est hyper-atteint, avec des décroissances de 20 à 25%". Il a indiqué qu'au-delà des surgelés, "l'ensemble de l'agroalimentaire est touché". "On a laissé une méfiance se créer sur l'agroalimentaire qui est terrifiante", a-t-il déclaré.

"On gagne à être transparent, on ne gagne pas à cacher les choses", a-t-il insisté.

J.M.