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Les soldes d’été commencent ce mercredi: tout ce qu’il faut savoir

A mi-parcours, les soldes d'été semblent avoir peu attiré les foules dans les magasins.

A mi-parcours, les soldes d'été semblent avoir peu attiré les foules dans les magasins. - Philippe Huguen - AFP

La période des soldes d'été débute ce mercredi et s'achèvera le 6 août dans la quasi-totalité des départements français. Il s'agira des derniers soldes à durer six semaines.

Après le bilan décevant des soldes d’hiver, plombé par les gilets jaunes, les commerçants espèrent se rattraper lors de la session d’été qui débute ce mercredi 26 juin. L’occasion de faire le point sur cette période de vente au rabais d’ores et déjà particulière cette année puisqu’il s’agira de la dernière à durer six semaines.

Mais c'est également une édition très attendue après plus de six mois de morosité et une baisse du chiffre d'affaires des commerçants lors des soldes d'hiver, avec un effet "rattrapage" espéré, malgré une baisse du trafic observée en magasins le samedi et qui perdure.

4 semaines à partir de 2020

La loi Pacte prévoit que la durée des soldes sera réduite dès janvier 2020 à quatre semaines. Les soldes d’été 2019 seront donc les derniers à s’étaler du mois de juin au mois d’août. Les commerçants auront précisément le droit de vendre à perte jusqu’au 6 août au niveau national, à l’exception de certains départements frontaliers et d’outre-mer ayant obtenu une dérogation leur permettant de décaler la période des soldes.

C’est le cas des Alpes-Maritimes et des Pyrénées-Orientales (du 3 juillet au 13 août), de la Corse du Sud et de la Haute-Corse (du 10 juillet au 20 août), de Saint-Pierre et Miquelon (du 17 juillet au 27 août), de la Réunion (du 7 septembre au 18 septembre), de la Guadeloupe (du 28 septembre au 8 novembre), de la Martinique et de la Guyane (du 3 octobre au 13 novembre) et de Saint-Martin/Saint-Barhtélémy (du 12 octobre au 22 novembre).

200 euros: valeur du panier moyen de 81% des Français

Deux cent euros: c’est le montant moyen que 81% des Français consacreront à leurs achats durant les soldes d’été, selon un sondage Ifop pour le site de vente de chaussures Spartoo. Pour 44% des personnes interrogées, internet est "le lieu idéal" pour faire les soldes, "millennials" (les 20-40 ans) en tête.

Et les achats sur internet, en croissance de 8,7% en 2018, représentent désormais 11,8% de l'ensemble des sommes dépensées par les Françaises pour leurs articles de prêt-à-porter, selon la Fédération du secteur (FFPAPF).

Gare aux arnaques

Si les soldes sont synonymes de "bonnes affaires", ils riment parfois avec arnaque et notamment sur Internet, rappelle la Direction Général de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des fraudes (DGCCRF). Le ministère de l'Intérieur délivre quelques conseils pour éviter d’être trompé, comme "contrôler les caractéristiques du produit", se méfier "des offres trop alléchantes", s’assurer que "la mention https:// apparaît au début de l’adresse du site", vérifier la "présence d’un cadenas dans la barre d’adresse", etc.

De son côté, l'UFC-Que Choisir précise que "le plus simple est de comparer les prix sur différents sites": ainsi, certains peuvent afficher des réductions spectaculaires (jusqu'à -90%) tout en étant au même tarif que la concurrence, voire plus cher. Attention en outre aux éventuels "frais accessoires" (préparation du colis, livraison, frais de dossier), qui peuvent faire "gonfler la note finale", ajoute l’association.

Règles pour les commerçants

Toujours pour éviter les arnaques et les abus, les soldes sont strictement encadrés par la loi. Qu’il s’agisse d’achat dans un magasin physique ou sur internet, les règles sont quasiment les mêmes. Durant les soldes, "les magasins traditionnels et les cybercommerçants sont soumis aux mêmes obligations", dont la vente à perte, autorisée seulement pendant cette période, rappelle UFC-Que Choisir. La principale différence tient au fait que les cyberconsommateurs disposent d'un délai de rétractation de 14 jours à partir du jour de réception de l'article.

Pour Jérémie Herscovic, fondateur de Socloz, une plateforme de numérisation des points de vente, "il n'y a quasiment plus de distinction entre les deux canaux" de distribution, notamment en terme de "pratiques promotionnelles", les prix étant désormais les mêmes sur internet et en magasins.

Parmi les règles essentielles, les soldes ne peuvent porter que sur des marchandises proposées à la vente et payées depuis au moins un an et les commerçants ne peuvent pas se réapprovisionner pendant ces opérations commerciales (contrairement aux promotions). La distinction entre les articles soldés et non soldés doit enfin clairement apparaître aux yeux des consommateurs dans le point de vente.

Garanties pour le consommateur

À noter par ailleurs que les limitations de garanties sur les soldes sont illégales. Autrement dit, un article soldé bénéficie des mêmes garanties en matière de défauts de fabrication non apparents, de défauts de conformité ou de service après-vente que tout autre article.

Le ministère de l’Économie rappelle qu’en "cas de vice caché, le vendeur est tenu de remplacer l'article ou de le rembourser. En cas de défaut de conformité identifié dans les deux ans après l’achat, le vendeur est tenu de vous proposer la réparation ou le remplacement du bien non conforme, ou, en cas d’impossibilité de ces deux options, de vous rembourser le bien". Et ce, aussi bien en ligne qu'en magasin physique.

Paul Louis avec AFP