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Les magasins français d'American Apparel ferment

Tous les magasins American Apparel en Europe vont fermer avant juin.

Tous les magasins American Apparel en Europe vont fermer avant juin. - Etienne Laurent - AFP

Avant le 28 mai, tous les magasins européens de la marque américaine auront fermé leurs portes. Le repreneur canadien leur interdit de vendre des produits estampillés American Apparel à partir de cette date.

Fini les virées shopping chez American Apparel en Europe. Les magasins de la marque sur le Vieux continent fermeront leurs portes au plus tard le 28 mai, a annoncé le groupe. 11 boutiques doivent ainsi baisser le rideau. Sept en France (à Paris, Lyon et Toulouse) et quatre autres en Europe (une en Belgique, une aux Pays-Bas et deux en Allemagne). Au Royaume-Uni, tous ont déjà fermé depuis janvier.

Ces fermetures sont la conséquence du rachat de la marque américaine après son placement en faillite. Son repreneur, le spécialiste canadien des articles de sports Gildan ActiveWear, a racheté la marque et ses outils de production, mais pas les magasins American Apparel.

Des e-shops, mais plus de magasins

Le 4 mai, devant ses actionnaires, la direction de Gildan a expliqué qu'il continuerait de vendre des produits de la marque, mais uniquement en ligne, sans aucune boutique physique. Il ne conservera par ailleurs que la moitié de la force de production de la marque made in Los Angeles, et compte en délocaliser une partie des USA vers l'Amérique du Sud.

Aux États-Unis, les boutiques et les usines ferment déjà leurs portes, et 2.500 employés se retrouvent sur le carreau. En Europe, où la marque est indépendante de sa cousine américaine depuis son implantation, les magasins n'auront donc plus le droit de se revendiquer de la marque American Apparel à partir du 28 mai.

Des ventes qui font gagner du temps

Que vont devenir les points de vente et leurs employés? "Pour le moment, rien n'est tranché", explique Romain Blanc, le directeur France d'American Apparel. Le dossier est entre les mains de l'administrateur judiciaire, nommé par le tribunal de commerce allemand qui gère la liquidation de la branche européenne. "Sa priorité est de sauver les emplois, il cherche donc un repreneur pour les magasins et les équipes. On devrait avoir des informations très prochainement", indique Romain Blanc.

En attendant, les boutiques liquident leurs stocks en affichant des promotions sur tous les produits. Les bénéfices de ces ventes reviennent à la filiale européenne et lui permettent de "régler les salaires, les loyers et les factures. Plus on vend, plus on gagne de temps", souligne le directeur France.

Nina Godart