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Les Galeries Lafayette plaident pour un démarrage des soldes au plus tard mi-juillet

Sur BFM Business, Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette, de BHV Marais et de la Redoute, ne voit pas un retour à la normale avant la deuxième moitié de l'année prochaine pour son magasin parisien. Et il plaide pour le maintien des soldes relativement tôt.

"Une crise inédite", une fermeture totale qui n'est jamais arrivée "en 125 ans d'existence", souligne ce mardi sur BFM Business Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette, de BHV Marais et de la Redoute.

Le groupe attend avec "angoisse" et "excitation" la réouverture de ses magasins le 11 mai prochain, notamment son navire amiral du boulevard Haussmann. Mais le bilan est d'ores et déjà très lourd et le retour à la normale s'annonce très long. D'autant que l'enseigne est également pénalisée par l'absence de touristes à Paris, alors qu'ils représentent la moitié de sa clientèle.

"On se retrouve à la confluence du tourisme et du commerce, et donc on va subir cette double peine puisque pour notre magasin amiral du boulevard Haussmann. Il accueille chaque année à peu près 50% de sa clientèle de l'international. (...) On considère que cette clientèle, nous ne la reverrons pas avant au plus tôt la fin de l'année. Et nous considérons qu'un retour à la normale ne pourrait s'effectuer qu'au deuxième semestre 2021", s'inquiète le directeur général.

Il faut que les soldes aient lieu "relativement tôt"

Une reprise lente donc qui pèsera fortement sur les revenus de cette année. Nicolas Houzé confirme que le groupe devrait perdre 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires cette année. "C'est l'impact très significatif que nous estimons, que nous allons perdre en 2020". 

Un des leviers pour limiter la casse, ce sont les soldes d'été. Rappelons que Bercy est "favorable" à un report de cette séquence de promotions qui devait se dérouler du 24 juin au 28 juillet. Dans un communiqué, la Confédération des commerçants de France (CDF), propose ainsi un report d'au moins un mois.

Une perspective qui n'enchante absolument pas Nicolas Houzé, favorable à un décalage bien plus limité.

"N'ayant pas exercé d'activité pendant deux mois, on va avoir des stocks assez significatifs et l'objectif de ces soldes c'est de nous aider à les écouler. Donc pour nous, il est important que cet événement festif ait lieu (...) relativement tôt. Nous nous sommes positionnés, au nom de la profession, pour un départ des soldes qui serait souhaitable (...) entre le 1er et le 15 juillet au plus tard". 
Olivier Chicheportiche