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Les Français pessimistes sur le remboursement des soins médicaux

Le déficit de la Sécurité sociale inquiète les Français.

Le déficit de la Sécurité sociale inquiète les Français. - Philippe Huguen - AFP

Pour la majorité des Français, les soins seront moins bien remboursés par l'Assurance maladie à l'avenir. Ils s'inquiètent notamment du déficit de la Sécurité sociale.

Plus de deux Français sur trois pensent que les soins seront moins bien pris en charge par l'Assurance maladie à l'avenir. Si 61% des Français considèrent que le système de santé fonctionne bien, 68% pensent que les soins seront moins bien remboursés par la Sécurité sociale à l'avenir, révèle un sondage Harris interactive commandé par la Mutualité française et divulgué à l'occasion d'un grand oral où cinq candidats à l'Élysée présentent leurs propositions en matière de santé.

Parmi huit sujets proposés, les deux plus importants dans le cadre de la campagne présidentielle sont, selon les sondés: le financement de la protection sociale pour 48% et l'accès aux soins pour tous (47%), loin devant la prise en charge des personnes dépendantes (26%). Parmi les derniers cités figurent l'utilisation des nouvelles technologies dans le système de santé (10%) et l'évolution des carrières et des parcours professionnels (12%).

Meilleure organisation du système de santé

Pour près de trois Français sur quatre, le déficit de la Sécurité sociale peut "remettre en cause l'avenir" de celle-ci. Pour réduire ce déficit, 73% se disent contre ou jugent secondaire la mise en oeuvre d'un "plafonnement de la somme totale de remboursements qu'une personne peut recevoir par an", parmi neuf propositions (augmentation de la CSG, TVA...). Ils sont 80% à se dire contre l'augmentation des cotisations sociales des salariés.

En revanche, 89% des personnes interrogées retiennent comme "prioritaire ou importante" une meilleure organisation du système de santé (coopérations entre professionnels de santé, médecine de ville et hôpitaux...). Un résultat à quasi égalité (88%) avec la mise en place de plus de contrôles contre les fraudes et les abus.

Le sondage a été réalisé en ligne du 30 janvier au 7 février auprès d'un échantillon représentatif de 2.000 personnes, selon la méthode des quotas.

D. L. avec AFP