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Le moral des Français retrouve son niveau de 2010

Les Français recommencent à consommer.

Les Français recommencent à consommer. - Philippe Huguen - AFP

L'indicateur du moral des ménages a progressé de 1 point en mars. Ils sont de plus en plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants.

Un petit regain d'optimisme souffle sur la France. La confiance des ménages en France s'améliore pour le deuxième mois consécutif en mars, atteignant son plus haut niveau depuis novembre 2010, selon une enquête de l'Insee publiée vendredi 27 mars.

L'indicateur qui la synthétise gagne 1 point et atteint 93, un chiffre néanmoins en dessous de sa moyenne de longue période (100), précise l'Institut national de la statistique et des études économiques.

L'opinion des ménages sur leur situation financière actuelle et future reste stable par rapport à février et les indicateurs correspondants sont en dessous de leur moyenne de longue période. Mais néanmoins, les ménages sont plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants (+2 points) et, pour la première fois depuis octobre 2007, le solde correspondant passe légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.

D'ailleurs, la veille l'Insee a publié des statistiques montrant que la consommation des ménages avait progressé de 0,6% sur un an et de 0,2 au quatrième trimestre.

Bonne opinion sur la capacité d'épargne

L'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne actuelle s'améliore (+2 points) et le solde d'opinion concernant leur capacité d'épargne future augmente fortement (+4 points). Ces deux indicateurs sont "nettement au-dessus" de leur moyenne de long terme, précise l'Insee.

La proportion de ménages estimant qu'il est opportun d'épargner augmente légèrement (+1 point) mais le solde reste en dessous de sa moyenne de long terme.

L'idée que se font les ménages du niveau de vie futur en France s'améliore pour le cinquième mois consécutif (+2 points) mais le solde d'opinions correspondant reste "nettement inférieur" à sa moyenne de longue période.

Quant au chômage, les ménages sont "sensiblement moins nombreux" à considérer qu'il va augmenter. "Le solde correspondant chute de 13 points en mars et atteint son plus bas niveau depuis mai 2012" mais reste toujours au-dessus de sa moyenne de long terme, note l'Insee.

Dans un contexte d'inflation très basse, la proportion de ménages considérant que les prix ont augmenté continue de diminuer pour le quatrième mois consécutif et reste à son plus bas niveau depuis 1999 et "très nettement en dessous de sa moyenne de long terme", selon l'enquête. "En mars, les ménages sont également moins nombreux à anticiper une augmentation des prix: le solde correspondant baisse de 2 points. Il est à son plus bas niveau depuis novembre 2009, et sensiblement inférieur à sa moyenne de long terme", précise l'institut dans son communiqué.

D. L. avec AFP