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Le groupe Pernod-Ricard assure qu'il n'incite pas ses salariés à consommer de l'alcool

PERNOD RICARD va réunir ses deux filiales françaises

PERNOD RICARD va réunir ses deux filiales françaises - AFP

Mis en cause par certains salariés qui assurent avoir sombré dans l'alcoolisme à cause de la politique interne de l'entreprise, Pernod Ricard assure qu'il n'y a aucune politique d'incitation dans le groupe.

Le groupe Pernod Ricard a dénoncé lundi des "allégations individuelles", après des témoignages faisant état de "pressions" du groupe sur les salariés pour boire avec les clients et les fidéliser, publiés dans un article du Parisien.

Deux ex-commerciaux de Pernod-Ricard et une troisième, toujours en poste, affirment avoir sombré dans l'alcoolisme, incités par leurs supérieurs à boire pour "donner l'exemple" et favoriser les ventes.

"Dans les bars, discothèques, fêtes de mon secteur, on a un budget pour offrir des pastis aux clients et on consomme avec eux, encouragés par notre hiérarchie", déclare dans l'article Julien, commercial du groupe, en litige devant les prud'hommes, selon le journal. 

"Ces allégations individuelles jettent aujourd'hui l'opprobre sur tous nos commerciaux, de Ricard à Pernod, dont nous saluons ici l'engagement responsable, tous unis par le même devoir d'exemplarité", a déclaré dans un communiqué le PDG de Ricard SA et de Pernod SA, Philippe Coutin.

"Pas de directive ou de consigne"

"La société Ricard réfute fermement l'existence d'une politique d'incitation à la consommation d'alcool parmi ses salariés. Il n'y a pas de directive ou de consignes internes données aux forces de vente pour les enjoindre à boire de l'alcool dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions", affirme le groupe dans ce communiqué.

Contactés par l'AFP, les syndicats du groupe n'étaient pas joignables pour commenter ces informations. Le groupe indique avoir mis en place un numéro vert anonyme pour recueillir les témoignages de collaborateurs, en cas de dérapage et y donner, le cas échéant, les suites nécessaires.

Cette polémique intervient quelques semaines après l'annonce d'un plan de départs volontaires dans le département commercial du groupe, dans le cadre de la fusion des deux filiales Pernod et Ricard. Le groupe espère 190 départs nets parmi les 1300 salariés des deux entités.

F.B. avec AFP