BFM Eco

Le dispositif de la "prime énergie" séduit de plus en plus de ménages

Le nombre de bénéficiaires de la prime énergie a augmenté de 20 % l'année dernière, selon les chiffres de la société Prime Energie.

Le nombre de bénéficiaires de la prime énergie a augmenté de 20 % l'année dernière, selon les chiffres de la société Prime Energie. - Mychele Daniau-AFP

La société Primes Energie, qui distribue des aides aux ménages pour la rénovation énergétique de leur habitation, a instruit 180.000 dossiers en 2018, soit + 20%.

Les Français sont séduits par la "prime énergie" à en croire Nicolas Moulin qui dirige la société Primes Energie, laquelle distribue ces aides aux ménages. "Depuis le début de l'année, on croule sous les demandes" a déclaré ce responsable sur l'antenne d'Europe1. "On a distribué à plus de 180.000 particuliers des primes énergie d'un montant moyen autour de 1140 euros" explique-t-il à propos de l'année 2018, soit une hausse de 20% du nombre de bénéficiaires.

La prime énergie dite aussi "coup de pouce économies d'énergie" permet de financer des dépenses d'économie d'énergie: remplacement de certaines chaudières, travaux pour isoler ses combles,... Cette prime peut être demandée jusqu'au 31 décembre 2020 et l'installation du nouvel équipement doit être réalisée par un professionnel reconnu garant environnement (RGE).

E. Philippe veut remettre à plat l'aide à la rénovation énergétique

L’une des explications de ce succès tient au fait que la prime énergie est aujourd'hui cumulable avec le crédit d’impôt transition énergétique, qui peut atteindre 30% du montant des travaux de rénovation effectués. 

Depuis le début de l'année 2019, le gouvernement a également choisi de "massifier" de ce dispositif. Les montants de primes attribués sont différenciés en fonction de leurs niveaux de ressources des ménages qui en font la demande. Les ménages les plus modestes bénéficieront de primes plus importantes : 4000 euros pour l'installation d'une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse performante.

Plus récemment, dans son discours de politique générale du 12 juin, le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré que le gouvernement allait "remettre totalement à plat" les aides à la rénovation énergétique et les recentrer sur les ménages les plus modestes.

Frédéric Bergé