BFM Business

Le "cartel de la volaille" mis à l'amende

21 entreprises ont été sanctionnées

21 entreprises ont été sanctionnées - Philippe Desmazes - AFP

L'Autorité de la concurrence a annoncé mercredi 6 mai avoir infligé pour 15,2 d'amendes millions d'euros à 21 entreprises. Elle leur reproche d'avoir constitué une entente pour peser dans les négociations commerciales.

"Le cartel de la volaille" épinglé. L'Autorité de la concurrence a annoncé ce mercredi 6 mai avoir infligé pour 15,2 millions d'euros à une vingtaine d'entreprises du secteur et de fédérations pour avoir créer une entente pour peser dans leurs négociations commerciales.

Les industriels ont été condamnés pour s'être concertés de manière coordonnée "en vue de réduire l'incertitude dans le cadre de leurs négociations commerciales" avec la grande distribution entre 2001 et 2007.

L'entreprise la plus lourdement sanctionnée est LDC Sablé, avec 5 millions d'euros de pénalité. Le volailler LDC a réalisé un chiffre d'affaires de 3,02 milliards d'euros sur son exercice décalé 2014-2015.

Le gendarme de la concurrence précise toutefois avoir minoré le montant de l'ensemble des amendes, car "la plupart des entreprises n'ont pas contesté les faits", et pour tenir compte des difficultés rencontrées par la filière.

Les amendes ont également été réduites car les industriels ont pris l'engagement auprès de l'Autorité de créer une véritable interprofession de la filière de la volaille, pour pallier son manque d'organisation actuel pour faire face aux crises.

Un secteur en difficulté

L'Autorité de la concurrence a récemment prononcé de lourdes sanctions pour ententes sur les prix, contre onze fabricants de produits laitiers pour un montant global de 192,7 millions d'euros en mars, et contre plusieurs géants des secteurs de l'entretien/hygiène/beauté pour un montant cumulé de 950 millions d'euros.

La filière de la volaille souffre de graves déséquilibres qui mettent en difficulté les entreprises les plus vulnérables.

Le distributeur Casino a annoncé lundi son intention de racheter à Gastronome, filiale du groupe coopératif Terrena, son usine de volailles de Luché-Pringé dans la Sarthe, qui était promise à la fermeture, et de reprendre "l'intégralité" des 159 employés du site.

J.M. avec AFP