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La taxe sodas pourrait être élargie aux boissons lights

Coca-cola

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Après avoir exclu cette possibilité, Valérie Pécresse a déclaré, jeudi, être prête à discuter de la taxation des boissons à édulcorants. La ministre a réagi à un amendement au projet de taxe sur les sodas déposé et adopté mercredi en commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Les boissons lights restent sous la menace. Interrogée jeudi par Canal +, la ministre du Budget Valérie Pécresse n’a pas exclu un possible élargissement de la taxe soda. "C'est ce que souhaitent les parlementaires, nous en débattrons. Mais ce sera pour financer la baisse du coût du travail agricole", a-t-elle répondu à la chaîne cryptée.

Cette réponse sibylline de la ministre fait écho à l’adoption en commission des Finances d’un amendement UMP-Nouveau Centre dans le cadre de l’examen du budget 2012 à l’Assemblée nationale. 

Cet amendement propose d’élargir l’assiette du projet de taxe soda aux boissons à édulcorants. Seules les boissons à sucres ajoutés étaient jusque-là concernées car le gouvernement souhaitait initialement renforcer les ressources de la sécurité sociale dans le cadre de la lutte contre l'obésité.

"Ces boissons (édulcorées, ndlr), qui ne sont pas des produits de première nécessité, bénéficient de la TVA à taux réduit. Elles doivent donc pouvoir supporter la charge supplémentaire générée par cette nouvelle contribution", estime le député UMP Michel Diefenbacher dans un sous-amendement.

Si Valérie Pécresse choisit de donner raison aux parlementaires, elle ferait alors volte-face. Il y a une semaine, la ministre du Budget avait ainsi assuré que la taxe ne serait pas étendue aux boissons light.

La ministre du Budget avait en revanche annoncé le doublement de la taxe qui a également été approuvé mercredi par les députés. Le coût passe donc de un à deux centimes d’euros par canette de 33 cl.

En doublant la taxe, le gouvernement cherchait à engranger une manne de 240 millions d’euros. La version proposée par les députés doit rapporter 250 millions d’euros.

Environ la moitié de cette somme doit alléger le coût du travail agricole afin de redynamiser la compétitivité du secteur face à ses concurrents européens.

Julien Marion avec AFP