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La reprise partielle de Mim validée par le tribunal de commerce

Le tribunal de commerce a validé la reprise partielle de Mim.

Le tribunal de commerce a validé la reprise partielle de Mim. - LOIC VENANCE / AFP

L'enseigne de mode à bas prix va être partiellement reprise par le consortium formé par Tally Weijl et Etam. 800 emplois sont menacés.

Le tribunal de commerce de Bobigny a validé ce mardi le plan de rachat partiel de l'enseigne de mode à bas prix Mim par le consortium formé par Tally Weijl et Etam, ce qui devrait se traduire par la suppression d'environ 800 emplois sur 1.500.

Le comité d'entreprise avait voté à l'unanimité pour le plan de reprise de la Compagnie du Clémenty, qui prévoyait de sauver plus de 90% des emplois en CDI et de relancer la marque. Mais le tribunal a estimé que cette offre ne présentait pas de garanties financières suffisantes, selon l'avocate des salariés, Me Justine Candat, du cabinet LBBA.

Plus de trois millions d'euros étaient nécessaires dans l'immédiat pour faire repartir Mim, qui cumule une dette de 60 millions d'euros et accusait une perte de 9 millions sur le dernier exercice. Pour les salariés, l'enseigne a payé les erreurs de gestion (baisse de la qualité et hausse des prix) de son actionnaire, le géant du textile chinois Main Asia qui l'avait racheté en 2014.

"On est sous le choc de l'annonce"

D'une voix blanche, au bord des larmes, Isabelle Vilela, la déléguée du personnel, a annoncé la décision à la centaine de salariés rassemblés devant le siège de l'entreprise à Thiais (Val-de-Marne). "Je suis vraiment déçue de cette décision que je n'arrive pas à comprendre. Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse licencier autant de personnes alors qu'on avait trois offres de reprise globale", a dit Mme Vilela à l'AFP.

"On est sous le choc de l'annonce, on y croyait encore avec Clémenty qui avait fait une offre de rachat total, là c'est carrément le siège qui disparaît, c'est un coup dur", a déclaré Laura, 28 ans, employée depuis sept ans au siège. "Je pense surtout aux filles en magasin qui travaillent dans un secteur un peu bouché, je suis inquiète pour notre avenir", a-t-elle ajouté.

Vendeuse dans l'Essonne, Vanina, 27 ans, regrette que les candidats à la présidentielle "parlent beaucoup de l'emploi dans leur programme" mais n'aient pas manifesté leur "présence" auprès des salariés en lutte. La liquidation, "on y pensait tous les jours mais on gardait le sourire pour nos clientes", a ajouté la vendeuse. "Les prochains jours vont être difficiles mais on n'a pas le choix de continuer jusqu'à la fin, même si on sait maintenant qu'elle est proche".

P.L avec AFP