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La France championne du monde du rosé

Les Français aiment le rosé.

Les Français aiment le rosé. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

La production mondiale de rosé a atteint un niveau record en 2014. Un exploit porté par la France, premier producteur, premier consommateur et premier importateur de ce vin qui ne se boit plus seulement l'été.

A la baguette et au béret, on peut désormais ajouter un troisième symbole de la France: le rosé. Selon l'Organisation internationale du vin (OIV), en 2014, la production mondiale de ces vins qui ne sont ni blancs ni rouges a atteint un niveau sans précédent: 24,2 millions d'hectolitres (+10% par rapport à 2013 et +16% par rapport à 2012). Un record qui doit tout à la France.

D'Eguisheim à Bandol, en passant par la Touraine et la Bourgogne, les viticulteurs de l'Hexagone se sont imposés comme les premiers producteurs mondiaux de rosé, avec des volumes en progression de 50% sur douze ans. L'an passé, ils ont produit 7,6 millions d'hectolitres (Mhl), loin devant l'Espagne (5,5 Mhl), les Etats-Unis (3,5 Mhl) et l'Italie (2,5 Mhl).

Il faut dire que les consommateurs français raffolent de rosé. En douze ans, la consommation a progressé de 43% à 8,1 Mhl. Les Américains ne leur arrivent même pas à la cheville avec 3,2 Mhl consommés en 2014.

Soif de rosés

Les rosés représentent désormais plus de 30% des volumes de vins dits tranquilles (c'est-à-dire non effervescents) achetés en France, contre 16% en 2002. Cette soif de vins rosés contraste avec une consommation au mieux stable dans d'autres grands pays (Allemagne, Etats-Unis) et parfois en déclin (Espagne, Italie, Portugal). A l'inverse, les ventes de rosés ont fortement augmenté en Europe du nord, en particulier au Royaume-Uni et en Suède, ainsi qu'au Canada et à Hong-Kong, porte d'entrée du marché chinois.

Au niveau mondial, la consommation a augmenté de 20% en douze ans (22,7 Mhl en 2014), quand la consommation totale de vins tranquilles est restée stable (219,6 Mhl). Les grands pays viticoles de l'hémisphère sud ont cherché à tirer profit de cette évolution: la production de rosés a triplé en Afrique du Sud et quintuplé au Chili et en Australie.

Les exportations ont suivi la tendance, bondissant de 36% à 9,8 Mhl, l'Espagne captant près de la moitié du marché mondial. La France, qui consomme plus qu'elle ne produit, absorbe 28% des importations de rosés, suivie du Royaume-Uni (15%) et de l'Allemagne (14%).

D. L. avec AFP