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La consommation des ménages en repli de 0,4% en octobre sur un mois

La consommation des ménages en repli de 0,4% en octobre

La consommation des ménages en repli de 0,4% en octobre - Philippe Huguen - AFP

Cette baisse de la consommation est surtout liée au recul des dépenses en biens durables et en particulier "à la chute des ventes de voitures neuves", selon l'Insee.

La consommation des ménages en biens a reculé de 0,4% en octobre en France sur un mois, du fait d'une baisse de la consommation de biens fabriqués, a annoncé ce mardi l'Insee. Les dépenses en biens fabriqués ont ainsi diminué de 1,8% après une progression de 1,9% en septembre, tandis que la consommation alimentaire a rebondi à +0,7%, après -1,5% en septembre, a détaillé l'Institut national de la statistique.

La consommation d'énergie s'est elle aussi reprise en octobre, en hausse de 1%, contre une baisse de 0,3% en septembre, "sous l'effet principalement de l'augmentation de la consommation d'électricité". La diminution "marquée" selon l'Insee des dépenses en biens fabriqués provient notamment du fort recul de la consommation en biens durables (-2,7%), sous l'effet d'une "chute des ventes de voitures neuves".

Les dépenses d'habillement et textile sont également en baisse de 1,3%. La consommation des ménages reste ainsi encore 1,8% en dessous de son niveau d'avant crise (c'est-à-dire le quatrième trimestre 2019), souligne encore l'Institut. Par ailleurs, l'Insee a nettement corrigé son estimation de l'évolution de la consommation en septembre, indiquant que la consommation a finalement progressé de 0,2%, alors qu'elle avait d'abord été évaluée en recul de 0,2%.

La croissance confirmée à 3% au troisième trimestre

L'activité économique française a quant à elle progressé de 3% au troisième trimestre, fortement tirée par la consommation des ménages, a encore indiqué l'Insee, confirmant ainsi sa première estimation publiée fin octobre. Le PIB est ainsi revenu "quasiment à son niveau d'avant-crise", se situant au troisième trimestre 0,1% sous son niveau du quatrième trimestre 2019, souligne l'Insee.

Durant ce troisième trimestre, le pouvoir d'achat des ménages est resté stable, après une progression de 0,2% au deuxième trimestre, souligne l' Insee. Cela s'explique notamment par une accélération du revenu brut disponible des ménages à +0,8%, après +0,6% au trimestre précédent. La masse salariale reçue par les ménages a bondi de 4,4%, tandis que le revenu des entrepreneurs individuels s'est replié de 5,4% avec la baisse des subventions versées par l'État via le fonds de solidarité, détaille l'Insee.

Taux d'épargne en baisse

Ce dynamisme est tempéré par l'accélération de l'inflation, la hausse des cotisations et impôts ainsi que la baisse de certaines prestations (chômage et arrêt maladie), selon l'Insee. La hausse des revenus et le rebond de la consommation des ménages (+4,9%) au troisième trimestre entraînent une diminution de 3,8 points du taux d'épargne des ménages, qui s'établit désormais à 17,5%, après 21,3% au deuxième trimestre. "Il reste encore supérieur à son niveau moyen de 2019 (15%)", rappelle toutefois l'Insee.

Enfin, l'Institut indique que le taux de marge des entreprises s'est nettement replié (-2,8%) à 32,9% au troisième trimestre, avec la diminution des aides versées aux entreprises et de moindres gains de productivité.

P.L. avec AFP