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Ipsen, Roche... : la bonne santé du secteur pharmaceutique

Image d'illustration - Médicaments et thermomètre

Image d'illustration - Médicaments et thermomètre - Pixabay

Le groupe pharmaceutique français relève ses objectifs financiers et vient d'annoncer avoir enregistré un bénéfice net de 220,6 millions d'euros au premier semestre 2019. Le suisse voit son bénéfice bondir de 18%.

Porté par les nouveaux traitements et des opérations de consolidation, les groupes pharmaceutiques publient actuellement des croissance à deux chiffres. Ipsen, le groupe biopharmaceutique tricolore fondé en 1929 fait état d’une hausse de son bénéfice net portée à 11,8%.

Un essor qui fait suite à une période marquée par le rachat du canadien Clementia et lié à des résultats considérés comme « prometteurs » par le groupe lui-même pour ce qui concerne le médicament Onivyde qu'il développe.

Autre bonne nouvelle pour Ipsen : il s'attend désormais à une croissance de ses ventes de plus de 14% d’ici la fin de l’année, hors effet de change, contre un objectif initial de 13%. De quoi, selon le communiqué publié jeudi, lui permettre de maintenir sa prévision de marge opérationnelle des activités à 30%.

Un secteur qui pèse 1000 milliards de dollars

Plus spécifiquement spécialisé dans tous ce qui a trait à l’oncologie, les neurosciences et les maladies rares, le groupe tricolore commercialise une vingtaine de médicaments dans 115 pays pour un chiffre d’affaires qui a atteint 2,2 milliards d’euros en 2018.

Pour autant, il se positionne loin (très loin) derrière le mastodonte français Sanofi (34,46 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018) dans un marché de l’industrie pharmaceutique mondiale qui s’élevait à plus de mille milliards de dollars en 2017, selon l’institut de statistiques Statista.

Du côté du suisse Roche, le bénéfice net a grimpé de 18% par rapport au premier semestre l'an passé, à 8,9 milliards de francs suisses (8,1 milliards d'euros), a-t-il indiqué dans un communiqué. 

Son chiffre d'affaires s'est accru de 8%, à 30,4 milliards de francs suisses, dépassant les attentes: les analystes interrogés par l'agence suisse AWP l'attendaient en moyenne à 30,2 milliards.

"Nous avons enregistré de très solides résultats, grâce à une forte demande pour nos nouveaux médicaments", a déclaré Severin Schwan, son directeur général, cité dans le communiqué, qui a relevé les objectifs.

Des leaders américains et européens

Le numéro un mondial de l'oncologie vise désormais une croissance de ses ventes à un chiffre de l'ordre de 5 à 9%.

Alors que le rachat de l'américain Spark Therapeutics a pris du retard, le groupe a affirmé que la transaction "devrait être finalisée en 2019".

Roche avait dévoilé en février une offre sur ce laboratoire qui doit lui permettre de se développer dans les thérapies géniques, un segment de la médecine en pleine expansion, mais le délai de clôture de l'OPA a dû être repoussé à plusieurs reprises.

Clairement, les entreprises pharmaceutiques les plus importantes sont américaines et européennes, détaille Statista. Sur le volet des ventes sur ordonnance, la palme revient au groupe Pfizer dont le siège se situe à New-York.

Quant aux dépenses en matière de R&D, ce sont deux sociétés suisses (Novartis et Roche) qui, avec plus de huit milliards de dollars ont affiché les dépenses les plus significatives l’an passé.