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Hausse des prix: Michel-Edouard Leclerc menace de "castagner les multinationales"

Les produits de première nécessité risquent d'augmenter fortement dans quelques jours. Jusqu'à 23% pour les pâtes. Selon Michel-Edouard Leclerc, des multinationales profitent de la crise pour spéculer.

Pénurie, météo, coûts du transport et même spéculations sur certaines matières premières, autant de facteurs qui risquent d'alourdir la facture des courses dans les supermarchés dans les jours qui viennent. Sur BFMTV, Michel-Edouard Leclerc dénonce l'intention des industriels d'augmenter les prix de produits alimentaires jusqu'à plus de 20%.

"Avant même les négociations commerciales qui seront encadrées cette année avec la loi Egalim, on nous annonce des hausses sur le sucre raffiné de 10%, sur les pâtes de 23%, sur la charcuterie entre 9 et 15%, sur le vinaigre 15%, sur l'huile d'olive 11%", révèle sur BFMTV Michel-Edouard Leclerc.

Pour le dirigeant, ces hausses ne sont pas toutes causées par une inflation sur les matières premières ou des sécheresses. Il estiment que des industriels spéculent et profitent de la crise.

"Il y a une spéculation sur un manque de disponiblité du blé et du maïs. Un bon commerçant, s'il veut vendre, ne dit pas qu'il vendra plus cher. Ceux qui osent dire qu'ils seront plus chers sont ceux qui ont spéculé", déclare Michel-Edouard Leclerc qui nomment les entreprises.
"Les sociétés internationales qui s'appellent par exemple Unilever, tous les grands producteurs de petits déjeuner aux céréales. La part de blé dans le blé soufflé ne va pas amener ces produits avec des taux d'augmentations de ce type. La présidente de la FNSEA a déjà prévenu de ne pas mettre ça sur le dos des agriculteurs".

Pour contrecarrer ces méthodes, le patron des centres Leclerc prévient qu'il jouera son rôle "fois deux" pour freiner ces hausses.

"Si on ne fait rien, les pâtes augmenteront de 23%, alors 'coucou la grande distribution'. D'habitude tout le monde tire sur les centrales d'achats. Nous avons donné consigne aux équipes de Leclerc de ne pas laisser passer les hausses spéculatives. On va castagner les multinationales", annonce Michel-Edouard Leclerc.

Les dirigeant estime que le consommateur comprend qu'il faut parfois payer plus cher "pour l'agriculture française, pour le mieux manger, pour l'écologie, pour la transition énergétique".

"Mais on ne va pas laisser la hausse de la consommation être bloquée par quelques spéculateurs".
Pascal Samama
https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco