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Entente sur les prix: Whirlpool pourrait écoper d'une amende de 114 millions d'euros

Whirlpool a indiqué mardi avoir conclu un "accord préliminaire" avec le gendarme français de la concurrence.

Whirlpool a indiqué mardi avoir conclu un "accord préliminaire" avec le gendarme français de la concurrence. - SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le fabricant d'électroménager fait l'objet d'une enquête de l'Autorité de la concurrence pour une entente présumée sur les prix avec ses concurrents.

Whirlpool a indiqué mardi avoir conclu un "accord préliminaire" prévoyant une amende comprise entre 111 et 134 millions de dollars (95 et 114 millions d'euros) avec l'Autorité de la concurrence en France, dans le cadre d'une enquête sur une entente présumée entre fabricants de gros appareils électroménagers entre 2006 et 2009.

Le groupe américain a fait cette annonce à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels, affectés par des charges d'un montant total de 860 millions de dollars liées à sa restructuration en Europe et à la sanction française.

L'accord porte sur une "première partie" de l'enquête, a indiqué Whirlpool sans autre détail. "La deuxième partie de l'investigation se poursuit". Sollicitée par l'AFP, l'Autorité de la concurrence n'a pas souhaité commenter car l'instruction est "toujours en cours".

Concertation pour influer sur les prix

Le fabricant d'électroménager suédois Electrolux a provisionné en juin 564 millions de couronnes (54,65 millions d'euros) en prévision d'un possible accord sur une enquête ouverte par l'Autorité française de la concurrence liée aux lois antitrust.

Le régulateur français a lancé en 2013 une enquête pour déterminer si des entreprises du secteur de la distribution de produits "blancs" et "bruns" s'étaient concertées pour influer sur les prix sur internet mais aussi dans le réseau de revente des grandes enseignes spécialisées dans le détail.

Outre Whirlpool et Electrolux, la filiale BSH de l'allemand Bosch -qui fabrique des lave-linge sous les marques Bosch et Siemens- a confirmé être concernée par l'enquête. Les trois groupes ont indiqué collaborer avec le régulateur.

J.-C.C. avec AFP