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Démission surprise du PDG de Starbucks

Howard Schultz a surpris les marchés financiers en démissionnant.

Howard Schultz a surpris les marchés financiers en démissionnant. - Bryan Bedder - AFP

Howard Schultz, charismatique patron de la chaîne de cafés américaine va quitter ses fonctions opérationnelles.

La chaîne de cafés américaine Starbucks a annoncé jeudi le départ de Howard Schultz, son charismatique PDG, une démission inattendue qui a pris de court les marchés financiers.

Howard Schultz, 63 ans, qui ne coupe pas les liens avec l'entreprise, s'est illustré ces derniers mois pour ses prises de position politiques et le soutien apporté aux salariés américains réclamant une augmentation du salaire minimum à 15 dollars de l'heure.

Il quittera ses fonctions opérationnelles le 3 avril mais gardera le poste de président exécutif du conseil d'administration où il sera en charge de réfléchir à une offre de cafés haut de gamme (Starbucks Reserve) destinée à redonner un coup de frais à la marque et à contrer l'érosion de la fréquentation.

Starbucks prévoit d'en ouvrir de 20 à 30 dans les prochaines années pour essayer de séduire les consommateurs.

Artisan du succès de Starbucks

"Je vais me concentrer sur la nouvelle phase d'innovation de Starbucks", explique Howard Schultz, cité dans le communiqué, sans dire s'il a été poussé à la démission ou pas. Il sera remplacé par Kevin Johnson, son numéro 2.

Le dirigeant, qui a rejoint Starbucks en 1982 en tant que directeur commercial est considéré comme l'artisan du succès mondial de la chaîne de cafés qu'il avait déjà quittée en 1986 suite à des dissensions avec les propriétaires.

Il avait ensuite monté sa propre entreprise, Il Giornale, avant de racheter par la suite les parts des propriétaires de Starbucks, créé en 1971. Depuis il n'a eu de cesse de développer l'entreprise, qui exploite aujourd'hui plus de 25.000 cafés à travers le monde.

A Wall Street, l'action perdait 3,35% à 56,55 dollars vers 21H40 GMT dans les échanges suivant la clôture de la séance, les investisseurs s'interrogeant sur l'avenir du groupe.

Y.D. avec AFP