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Danone va réduire ses coûts de 200 millions d’euros

Danone veut diminuer les frais de fonctionnement

Danone veut diminuer les frais de fonctionnement - -

La dégradation de la conjoncture économique oblige Danone à réduire ses coûts. Mais le groupe d’agroalimentaire ne sait pas encore quels impacts cela aura sur l’emploi.

La crise commence à peser sur Danone. Le groupe alimentaire français vient d’annoncer, ce jeudi 13 décembre, qu'il préparait d'ici mars 2013 un plan d'économies visant à réduire ses coûts de 200 millions d'euros sur deux ans en Europe.

"Il est trop tôt aujourd'hui pour évaluer les impacts sur l'emploi" de ce plan, qui concernera les cadres européens et les fonctions "support" (ressources humaines, finances...), et sera mené "sur la base du volontariat en privilégiant la mobilité interne", a précisé à l'AFP le directeur délégué à la présidence de Danone, Laurent Sacchi. Danone emploie quelque 9000 cadres en Europe.

Ce plan "visera à diminuer les frais de fonctionnement du groupe et de ses filiales européennes mais aussi à adapter les organisations managériales en Europe", a ajouté le groupe dans un communiqué.

Il doit permettre de "renforcer la compétitivité des produits et des marques du groupe Danone", a-t-il poursuivi. Danone veut simplifier "certains processus de travail et de décision", rendre certains projets moins prioritaires ou encore optimiser ses achats et frais généraux, a détaillé Laurent Sacchi.

"En Europe, on n'a pas de problème de positionnement stratégique mais il y a une baisse forte de la consommation et un problème de pouvoir d'achat" qui renforce la concurrence entre les grands groupes agroalimentaires, a-t-il commenté.

Les ventes n'augmentent plus en Europe

Si les ventes du groupe Danone continuent de bien se porter dans le monde, avec une croissance en données comparables de 5,6% à 15,7 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, elles sont tirées par les marchés émergents et n'augmentent plus en Europe.

Sur ces neuf mois, elles ont même reculé légèrement, de 0,6% à 8,2 milliards d'euros en Europe, alors qu'elles bondissaient de 18,2% à 2,7 milliards d'euros en Asie et grimpaient de 11,3% à 4,8 milliards d'euros dans le reste du monde.

Le groupe "n'a pas noté d'inflexion" dans ses tendances de vente depuis la publication de ces chiffres mi-octobre, a précisé Laurent Sacchi.

Diane Lacaze et AFP