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Clap de fin pour le porte-monnaie électronique Moneo

Moneo a notamment souffert des réticences des commerçants

Moneo a notamment souffert des réticences des commerçants - Mychèle Daniau - AFP

En 15 ans d'existence, jamais ce mode de paiement censé remplacer la petite monnaie n'a jamais rencontré le succès. La faute à un système contraignant ainsi qu'à la réticence des commerçants.

La fin de Moneo. Le porte-monnaie électronique tire sa révérence. Selon Le Parisien du 19 avril, les banques HSBC, Crédit mutuel et Crédit agricole ont averti leurs utilisateurs : le service va bientôt s'arrêter.

Lancé en 2000, il n'a jamais vraiment trouvé son public. Ce porte-monnaie électronique était censé remplacer la petite monnaie. Pratique pour payer des montants jusqu'à 30 euros, sa baguette de pain ou son journal.

Le marché des étudiants soufflé par BPCE

Sauf qu'en 15 ans d'existence, Moneo n'a convaincu que quelques milliers de personnes, à peine. Les raisons: la contrainte tout d'abord de la carte rechargeable alors qu'aujourd'hui se développe le paiement sans contact.

A cela s'ajoute la réticence des commerçants forcés de reverser une commission aux banques proposant ce service. Enfin et surtout, Moneo a perdu deux débouchés importants en moins de deux ans: celui des horodateurs parisiens et celui des campus universitaires.

Plus d'un million d'étudiants l'utilisait pour leur photocopies ou à la machine à café. Le marché a été remporté l'an dernier par le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) avec sa solution de paiement Izly.

Moneo "va donc rejoindre le minitel au cimetière des inventions françaises", explique Maxime Chipoy de l'UFC-Que Choisir, cité par Le Parisien. Seul reste Moneo resto, le titre restaurant dématérialisé qui revendique aujourd'hui, 45 000 utilisateurs, soit un peu moins de 3,5% du marché. Lancée le 1er janvier 2013, cette carte doit permettre aux réalisateurs de faire 20% d'économies de gestion.

Hélène Cornet, édité par J.M.