BFM Business

Cette start-up transforme votre intérieur en boutique virtuelle pour mieux vendre vos vieux meubles

Les Cartons s'adresse maintenant aux entreprises qui veulent vendre leurs mobiliers de bureaux.

Les Cartons s'adresse maintenant aux entreprises qui veulent vendre leurs mobiliers de bureaux. - Les Cartons

La start-up s'adresse aux particuliers ainsi qu'aux entreprises qui veulent vendre leurs meubles rapidement. Plutôt que de montrer les objets de manière isolée, ils sont présentés en situation avec des étiquettes virtuelles affichant leurs caractéristiques.

Une mutation à l'étranger, un déménagement, le désir de changer de décoration, un emménagement en couple avec des meubles en doublon… les occasions de vider son appartement sont multiples. Et le plus souvent les délais sont courts. Certes il est possible de mettre une annonce sur le Boncoin pour trouver preneur pour quatre chaises et une bibliothèque. Mais il est fastidieux de déposer une annonce pour chaque objet.

Les Cartons, une start-up toulousaine lancée il y a bientôt deux ans, propose une solution tout en un. Il suffit de prendre la photo de son salon, de sa chambre, de sa cuisine, et d'ajouter des étiquettes virtuelles sur les meubles à vendre, qui indiquent les dimensions, son état et bien sur son prix. 

"Cette formule permet de valoriser l'ambiance, on évolue un peu comme dans une boutique de décoration, ou dans un esprit de chine. Cela permet aussi aux acheteurs de voir quelle place prend la table de salon qui leur plait, par exemple," explique Celine Taillard cofondatrice des Cartons. Les photos d'ambiance permettent aussi de craquer plus facilement des éléments de décoration comme les cadres ou les coussins, puisque l'acheteur voit de suite le potentiel qu'il peut en tirer. Pour aider les vendeurs à fixer les prix, un outil d'évaluation leur est proposé. Il se base sur les prix pratiqués par les assurances.

Les entreprises qui veulent vendre leurs meubles peuvent maintenant aussi faire appel au site des cartons, un espace dédié leur a été ouvert depuis le mois de mars. "On avait beaucoup de demandes de la part d'espaces de coworking qui cherchaient des meubles ou encore des entreprises qui souhaitaient changer de mobilier", détaille Céline Tallaird. Même si la dirigeante sait que cette activité restera minoritaire par rapport aux particuliers, elle voulait néanmoins répondre à cette demande.

-
- © -

Un service de transport en plus

Cette solution séduit surtout les grandes entreprises qui déménagent, et ont donc quantité de bureaux et de fauteuils à céder. De l'autre côté, les petites entreprises ou les start-up sont-elles bien heureuses de trouver de quoi s'équiper à moindre frais. Et rien n'empêche un particulier de s'acheter un fauteuil haut de gamme pour équiper son bureau

Les ventes de meubles de bureaux s'organisent sur le même principe, avec des photos prises en situation. "La vraie différence c'est la quantité de pièces à vendre", ajoute la cofondatrice. Les entreprises peuvent choisir de faire des ventes par lot ou à l'unité. La société peut aussi fournir des services d'accompagnement. "Le problème dans une entreprise, c'est que personne n'est en charge de la vente des bureaux et des meubles. Alors nous pouvons nous charger d'effectuer l'inventaire, de prendre les photos, de fixer les prix et de répondre aux questions des acheteurs…". Tout cela augmente la commission exigée par Les Cartons.

Elle atteint 15% sur les ventes, qu'il s'agisse d'entreprises ou de particuliers. Elle peut s'élever à 40% voire 50% si les Cartons prend intégralement en charge la vente. Le règlement s'effectue sur le site, les vendeurs sont donc assurés de toucher les sommes provenant de leurs meubles.

Pour ces achats de meubles d'occasion, il est toujours préférable de privilégier la proximité. Mais Les Cartons proposent aussi un service de livraison, assuré par des partenaires à travers toutes la France. Une estimation est fournie avant de conclure la vente, histoire de vérifier que le fauteuil payé 30 euros ne va pas revenir trois fois plus cher à cause du transport.

Coralie Cathelinais