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Canicule: comment choisir son climatiseur (si vous ne pouvez vraiment pas vous en passer)

Quand vous achetez votre climatiseur, regardez en premier lieu son classement sur l’étiquette énergie. En fonction de la technologie des appareils, les plus efficaces peuvent être classés en A +++.

Quand vous achetez votre climatiseur, regardez en premier lieu son classement sur l’étiquette énergie. En fonction de la technologie des appareils, les plus efficaces peuvent être classés en A +++. - PATRICK BERNARD / AFP

Pour garder son logement frais, la climatisation n’est pas toujours incontournable. Mais en cas de canicule, il peut être difficile de s’en passer pour les personnes fragiles. Quelques conseils.

Pour les séniors ou encore pour des logements situés dans des zones bruyantes, il peut être difficile de se passer de la climatisation en période de canicule. Pour bien choisir, il faut d'abord savoir que l'on distingue trois catégories de climatiseurs individuels: les climatiseurs mobiles monoblocs, qui sont en général peu coûteux, mais aussi peu puissants; Les climatiseurs split, constitués de deux unités, reliées par des tubes où circule le fluide frigorigène: l’une qui évacue l’air chaud à l’extérieur, l’autre qui souffle l’air rafraîchi à l’intérieur. Enfin, il existe aussi des climatiseurs fixes split composés de deux unités reliées par une gaine. Il est nécessaire de faire appel à un spécialiste pour l’installation, comme pour les systèmes centralisés, qui climatisent plusieurs pièces, la totalité d’un logement ou un immeuble entier.

Si les climatiseurs mobiles sont les moins coûteux, ce sont aussi les moins fiables, les moins performants et les plus énergivores. Dans tous les cas, pour laisser passer la gaine qui évacue l’air chaud, il faut laisser une fenêtre ou une porte entrebâillée.

Attention à l’étiquette énergie, et au type de gaz réfrigérant

Quand vous achetez votre climatiseur, regardez en premier lieu son classement sur l’étiquette énergie. En fonction de la technologie des appareils, les plus efficaces peuvent être classés en A +++. Autre critère à prendre en compte, selon le magazine UFC-Que choisir, qui vient de publier un test "climatiseurs mobiles", le type de gaz utilisé par les fabricants. Les gaz réfrigérants émettent en effet des gaz à effet de serre très puissants, mais certains fabricants remplacent le gaz R410A, qui a un très fort impact environnemental, par d’autres, comme le R290, ou le R32. Au moment de vous équiper, privilégiez des modèles utilisant ces gaz.

Bien choisir la puissance

Un climatiseur sous-dimensionné fonctionnera en surrégime et consommera davantage avec une efficacité moyenne. Pour obtenir la puissance nécessaire, comptez 100W par mètre carré ou 45W par mètre cube. Pour une pièce de 20 mètres carrés, avec 2,50 mètre sous plafond, la puissance frigorifique est située à environ 2000 W ou 2250 W.

Pour être efficaces, les climatiseurs mobiles doivent être utilisés dans un endroit fermé. S’il peut être tentant d’ouvrir la porte pour rafraîchir d’autres pièces, la puissance de l’appareil risque d’être insuffisante. Selon l’UFC-Que Choisir, mieux vaut éviter les petits climatiseurs cubes, vendus une cinquantaine d’euros qui promettent des performances équivalentes aux climatiseurs mobiles mais sont en réalité très peu efficaces.

Enfin, il existe aussi désormais des climatiseurs mobiles à placer dehors, pour ne pas avoir à subir le bruit de l’appareil.

Si possible, essayer de s’en passer

Dans tous les cas, mieux vaut essayer de se passer de climatiseur. Comme le rappelle l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, la climatisation présente des inconvénients notables. Elle oblige à vivre toutes fenêtres et portes fermées, la plupart des appareils sont très bruyants pour l’utilisateur ou ses voisins, les coûts d’achat ne sont pas négligeables, et surtout leur généralisation augmente la consommation globale d’énergie. Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, les émissions de dioxyde de carbone liées à la climatisation devraient doubler d’ici à 2050.

Marie Dupin (RMC)