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"Carlos Ghosn ne doit s'en prendre "qu'à lui-même" réplique la justice japonaise à l'ex-dirigeant

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Dès la fin de la conférence de presse, le parquet japonais mis en cause par Carlos Ghosn a réagi. Trouvant ces attaques "inacceptables", il répond que Carlos Ghosn ne doit s'en prendre "qu'à lui-même".

Les critiques "unilatérales" de Carlos Ghosn contre la justice japonaise sont "inacceptables". C'est avec cette retenue que les responsables japonais du parquet ont réagi aux accusations de Carlos Ghosn ajoutant que "Carlos Ghosn doit s'en prendre à lui-même pour son arrestation".

"Les allégations du prévenu Ghosn font abstraction de sa propre conduite et ses critiques unilatérales du système de justice pénale du Japon sont totalement inacceptables", ont écrit les procureurs dans un communiqué dévoilé par l'AFP.

Lors de sa conférence de presse à Beyrouth, l'ex dirigeant de l'Alliance s'est dit victime d'un complot des dirigeants de Nissan avec l'aide du Parquet qui faisait fuir des éléments de l'enquête dans la presse nippone. "On m'accuse de ne pas avoir respecté la loi, mais le procureur aussi l'a enfreint en organisant des fuites".

"La fuite d’un accusé sous caution est injustifiable"

Masako Mori, la ministre de la justice japonaise, doit désormais s'exprimer officiellement. Elle attendait la fin des déclarations de Carlos Ghosn pour donner une conférence de presse très attendue à Tokyo. En apprenant la fuite du dirigeant, elle avait été la première à réagir en l'accusant d'avoir eu un comportement de "contrebandier". 

"Le système judiciaire pénal de notre pays dispose de procédures appropriées pour établir la vérité dans des affaires et il est administré correctement, tout en garantissant les droits humains fondamentaux. La fuite d’un accusé sous caution est injustifiable", avait déclaré Masako Mori.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco