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2200 salariés de Faurecia vont pouvoir conserver un trop-plein de prime versé par erreur

Faurecia

Faurecia - BERTRAND LANGLOIS / AFP

En moyenne, chaque salarié percevra 1000 et 1500 euros de plus que prévu.

"Erreur du service comptabilité en votre faveur"? Chez Faurecia 2200 salariés de l'équipementier automobile pourront conserver l'intégralité d'une prime dont le montant avait été surévalué suite à une erreur comptable de l'entreprise, a appris l'AFP mercredi de source syndicale et auprès de la direction.

Chaque salarié de Faurecia Intérieur Industrie percevra entre 2500 euros et 3000 euros de participation aux bénéfices de cette division du groupe, soit 1000 à 1500 euros de plus que ce qui aurait normalement dû être versé, a exposé Franck Pattin, délégué FO de l'usine de Saint-Michel-sur-Meurthe (Vosges).

Un accord a été conclu mardi soir entre la direction et les organisations syndicales dans ce but, a poursuivi Franck Pattin. Il concerne les 2200 salariés de Faurecia Intérieur Industrie répartis entre les quatre sites de Meru (Oise), Bains-sur-Oust (Ille-et-Vilaine), Saint-Michel-sur-Meurthe (Vosges) et Auchel (Pas-de-Calais), a complété José Peintre, responsable CGT à Meru.

1000 et 1500 euros en moyenne par salarié

La direction de Faurecia a confirmé à l'AFP que le trop-perçu de participation s'élève entre 1000 et 1500 euros en moyenne par salarié. Celui-ci ayant déjà été versé au personnel non-cadre en mai, l'accord de mardi le maintient et il prévoit de verser un "supplément de participation" en décembre aux cadres, qui n'en avaient pas encore bénéficié, a-t-elle précisé dans un message à l'AFP.

Une erreur comptable se trouve à l'origine de ce scénario particulier, ont expliqué les syndicats et la direction. Les bénéfices de 2018 et 2019 avaient été revus à la baisse alors que le montant de la participation avait déjà été annoncé et pour partie versé, sur la base des calculs initiaux de résultat.

Faurecia Intérieur Industrie, qui fabrique des pièces d'habillage de véhicules, a d'abord demandé le remboursement du trop-perçu, avant d'émettre des propositions de "compensations", suite à des débrayages et des menaces de grève, ont souligné José Peintre et Franck Pattin. Selon Franck Pattin, ces premières propositions auraient contraint les salariés à rembourser une partie de la somme, une perspective jugée "inacceptable": "Donner c'est donner, reprendre c'est voler. Il n'était pas question que les salariés reversent un seul centime pour une erreur de l'entreprise", a-t-il déclaré à l'AFP. L'accord fixe des objectifs d'augmentation de la performance (meilleure rentabilité, maîtrise des coûts, augmentation de la qualité...), a expliqué M. Peintre. "Ainsi, la direction s'y retrouvera financièrement dans le temps, en terme de compensation", a-t-il ajouté.

AKM avec AFP