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Trottinettes électriques: l'opérateur Lime doit s'acquitter de 200.000 euros de frais de fourrière

Une trottinette Lime.

Une trottinette Lime. - Joël Saget - AFP

Selon Le Canard Enchaîné, l'opérateur de trottinettes doit payer 200.000 euros pour récupérer 200 engins mis en fourrière.

Depuis plusieurs mois, la mairie de Paris s'est lancée dans une bataille pour faire disparaître les trottinettes électriques des trottoirs, notamment lorsqu'elles y sont garées. Quand elles sont signalées en stationnement gênant, elles sont donc enlevées et mises en fourrière. 

Les opérateurs de trottinettes électriques doivent alors s'acquitter de 49 euros de frais de fourrière auxquels s'ajoutent une amende de 35 euros si l'usager qui a mal stationné l'engin n'a pas été pris en flagrant délit et le montant de la garde journalière de la trottinette en fourrière qui s'élève à 10 euros. Or, selon Le Canard Enchaîné, les opérateurs de trottinettes ne sont pas pressés de récupérer leurs appareils, voire s'en "contre-tamponnent". 

"En moyenne, les opérateurs attendent 13 jours avant de venir récupérer leurs machines. Bird attend même 22 jours et Lime, son concurrent, laisse moisir depuis plusieurs mois un stock de 250 trottinettes à la fourrière", accuse le journal qui révèle que ce dernier devrait s'acquitter de 200.000 euros de frais de fourrière. 

Des trottinettes signalées "avec plusieurs semaines de retard"

Arthur-Louis Jacquier, général manager de Lime se défend auprès du Parisien. "Notre intérêt c'est de récupérer nos trottinettes le plus vite possible. Au total, nous avons déjà récupéré en fourrière 859 trottinettes, pour la somme de 118.500€", détaille-t-il.

Il explique que l'affaire mise en avant par le journal satirique concerne des trottinettes "qui ont été signalées avec plusieurs semaines de retard." "La facture s’élève à 197.864 euros, soit 1.300 euros par trottinette, c’est aberrant! Tout ça parce qu’on ne nous a pas prévenus assez tôt qu’elles étaient là", explique-t-il. 

Il précise par ailleurs être actuellement en cours de négociation avec la société exploitant la fourrière. "Notre intention est bien de récupérer ces 206 trottinettes. Nous ne voulons pas les abandonner. Je suis sûr que nous allons trouver une solution avec la mairie, pour travailler en harmonie et sur le long terme."

Cyrielle Cabot