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Prime à la conversion: les Français ont surtout acheté… du diesel

Les véhicules Diesel sont concernés

Les véhicules Diesel sont concernés - REMY GABALDA / AFP

Presque 300.000 dossiers de prime à la conversion ont été validés l’année dernière. Des aides qui ont été utilisées par les Français pour acheter surtout des voitures diesel.

Presque 300.000 dossiers de primes à la conversion ont été signés l’an dernier, dont la moitié a financé l’achat de voitures diesel. C’est ce qui ressort des chiffres publiés cette semaine par le magazine spécialisé AutoPlus.

Sur 295.765 dossiers validés, 48% ont ainsi financé des modèles roulant au gazole, alors que ce type de motorisation est fortement décrié ces derniers mois par une partie des pouvoirs publics.

Cette prédominance du diesel s’explique clairement par la forte présence de cette motorisation dans le parc automobile. En 2017, sur un parc de 32 millions de voitures en France, plus de six voitures sur 10 roulaient au gazole. Ces véhicules se retrouvent donc sur le marché de l’occasion, avec des modèles éligibles depuis janvier 2018 à la prime à la conversion au même titre que les voitures neuves.

Dans le même temps, sur le marché du neuf, les voitures diesel ne représentent, elles, plus que 36% des ventes en février, selon des chiffres du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA).

5% de voitures électriques

Ces 48% de véhicules diesel achetés via la prime marquent ainsi bien la transition entre le tout-diesel des années 2000 et le désamour des Français pour le diesel depuis 2015. Les voitures essence ont elles représenté 47% des achats. 5% des clients se sont eux tournés vers les modèles électriques.

Le dispositif de la prime à la conversion se veut surtout pragmatique. Ils s’adressent aussi bien aux voitures neuves, qu’aux voitures d’occasion récentes. Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy avait lui insisté sur l'idée d'une "neutralité technologique", afin de faire baisser les émissions de CO2. Or, les modèles diesel émettent moins de CO2 que les modèles essence. Selon des chiffres fournis par le ministère, 75% des véhicules vendus via la prime depuis le début de l’année portaient sur des véhicules Crit’Air 2 (ce qui correspond à des diesel immatriculés à partir de 2011 et des essence à partir de 2006).

Pauline Ducamp