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Pour emmener les enfants à l'école, la voiture reste le choix numéro un des parents

Les mobilités actives, ici un Cyclo-bus de la société S'cool bus, restent peu pratiqués en France pour accompagner les enfants à l'école.

Les mobilités actives, ici un Cyclo-bus de la société S'cool bus, restent peu pratiqués en France pour accompagner les enfants à l'école. - Charly Triballeau - AFP

La voiture reste le premier mode de transport scolaire, assurant 30% des trajets, contre seulement 2% en vélo, indique une étude Eco CO2 réalisée dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité.

26 millions de trajets quotidiens: tous les jours, en période scolaire, 12 millions d'enfants se rendent à l'école, au collège ou au lycée, ainsi qu'un million d'enseignants et personnels de l'éducation nationale. Dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité, un sondage Ifop* réalisé pour Eco CO2, entreprise de l'économie sociale et solidaire, s'intéresse à ces nombreux déplacements.

30% des trajets "scolaires" en voiture

"Effectués sur les mêmes tranches horaires, ces déplacements sont souvent source d'embouteillages, de nuisances et de pollutions aux abords des établissements", note le communiqué relayant cette étude.

Et pour cause, la voiture s'impose comme le choix numéro un en France, avec 30% des trajets entre le domicile et l'établissement scolaire. Une importance de la voiture qui peut toutefois être renforcée dans le contexte de pandémie de coronavirus, le sondage ayant été réalisé entre le 25 août et le 1er septembre. 58% des parents se disent en effet inquiets d'une potentielle contamination de leurs enfants au Covid-19.

La marche à pied reste logiquement le deuxième mode de déplacement, avec 25% des trajets, mais 47 % en agglomération parisienne. Parmi les autres modes de transport utilisés au niveau national, on retrouve également le bus ou le tramway (19%) ou encore le car scolaire (18%), dont l'usage grimpe sans surprise à 29% en zones rurales.

Un usage des mobilités actives à développer

L'usage du vélo pour déposer ses enfants à l'école reste très minoritaire. Il est cité par seulement 2% des sondés. C'est encore moins pour le covoiturage ou des modes de transport alternatif comme la trottinette.

Les parents sont pourtant plutôt motivés à l'idée de passer à des mobilités actives pour ces trajets. Motivés par des raisons écologiques ou de santé, 54% d'entre eux souhaitent ainsi que les pouvoirs publics facilitent leur utilisation.

La sécurisation des espaces piétons et l'aménagement de pistes cyclables pourraient motiver certains à baculer vers ces solutions: c'est en effet la dangerosité perçue du trajet qui constitue le principal frein à l'utilisation des mobiltés actives. Un facteur cité par 59% des sondés, devant l'inadaptation de ces modes de transport aux longues distances (44%) ou aux conditions météo (33%).

*Sondage Ifop réalisé du 25 août au 1er septembre 2020 auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 1001 parents ayant au moins un enfant scolarisé à l'école, au collège ou au lycée.

https://twitter.com/Ju_Bonnet Julien Bonnet Journaliste BFM Auto