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Paroles de pilote des 24 Heures du Mans: Stéphane Sarrazin (Toyota) en LMP1

Stéphane Sarrazin pilotera la Toyota numéro 7, aux côtés du Britannique Mike Concay et du Japonais Kamui Kobayashi, dans la catégorie LMP1.

Stéphane Sarrazin pilotera la Toyota numéro 7, aux côtés du Britannique Mike Concay et du Japonais Kamui Kobayashi, dans la catégorie LMP1. - Toyota

A quelques jours des 24 Heures du Mans, nous avons posé une série de questions à trois pilotes français engagés dans les différentes catégories professionnelles. Deuxième épisode aujourd'hui avec Stéphane Sarrazin, pilote d'une des trois LMP1 Toyota engagées, la numéro 7. Le Français fait équipe avec le Britannique Mike Conway et le Japonais Kamui Kobayashi.

Quel pilote vous faisait rêver dans votre enfance?

Stéphane Sarrazin - Sans hésitation, Ayrton Senna. Un pilote incroyable qui attaquait fort, qui était très très rapide, hors du commun.

Quels sont actuellement les pilotes qui font référence dans le sport automobile? 

Actuellement, je n'ai pas trop de références même si je respecte tous les pilotes très rapides dans toutes les disciplines, protos, GT ou F1, avec Lewis Hamilton qui est très brillant.

Une voiture de rêve?

Une WRC! N'importe laquelle, mais récente. Et sur circuit, ma Toyota TS050 celle que j'ai au Mans. Elle est vraiment fantastique. Et sinon la Peugeot 908 dans laquelle j'ai roulé en 2008 au Mans.

Si je vous dis: un circuit mythique, à quel tracé pensez-vous? Où vous avez couru et où vous rêveriez de courir?

Spa-Francorchamps en Belgique et Le Mans, au niveau de l'histoire et du plaisir que je peux prendre à piloter sur des circuits comme ça. En LMP1 c'est tout simplement exceptionnel. J'ai couru sur tous les grands circuits du monde, mais j'ai beaucoup aimé les circuits américains. Des circuits à l'ancienne, béton ou asphalte, très difficiles, beaucoup de sommets, beaucoup de murs, alors que les circuits européens sont beaucoup plus aseptisés .

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer dans le sport automobile?

De croire en son rêve et de donner le maximum pour y parvenir, mais vraiment le maximum, ne pas faire les choses à moitié. Et bien se préparer pour ça et se dire que c'est possible en restant sérieux. Les qualités essentielles pour un pilote pro? Comme pour un jeune pilote, toujours y croire et donner le maximum! Respecter son équipe et ne pas penser qu'il faut rabaisser les autres. On peut alors réaliser soi-même des performances, avoir du succès dans ses résultats et ne pas penser forcément aux autres.

Les trois voitures engagées aux 24 Heures du Mans cette année par le constructeur japonais.
Les trois voitures engagées aux 24 Heures du Mans cette année par le constructeur japonais. © Toyota

Comment êtes-vous venu à l’endurance?

Je suis arrivé en endurance grâce à Oreca avec Hugues de Chaunac qui m'a donné le volant quand j'étais pilote d'essai chez Toyota.

Qu'est ce qui fait le charme des 24 Heures du Mans selon vous?

L'ambiance vraiment particulière. 250.000 spectateurs, il n'y a qu'ici qu'on arrive à voir cette passion pour une course de 24 heures! Cette ferveur du public est atypique par rapport aux autres circuits. C'est vraiment un bonheur de rouler au Mans, c'est la course la plus incroyable, la plus mythique. Incroyablement difficile… je ne l'ai pas encore gagnée! Pour l'instant, j'ai fini quatre fois second, une fois troisième et réalisé trois pôles position. J'espère vraiment que cette année sera la bonne en tout cas j'ai la bonne voiture pour cela.

Quel est le meilleur virage du circuit des 24 Heures du Mans?

Les virages Porsche, les plus rapides, on rentre à 270 km/h et après on est à 280 en moyenne, c'est à raz des rails, c'est très très beau.

Un secret pour faire un temps au Mans?

Attaquer très fort, sans dépasser la limite. A chaque fois que je pars pour un tour de qualification, j'ai l'impression de voler.

Votre meilleur souvenir au Mans?

Les pôles restent mon meilleur souvenir, comme celle de 2007 à 23h55 de nuit pour le retour de Peugeot. Et après les podiums mais souvent de la frustration car j'avais les voitures pour gagner mais je n'ai pas atteint l'objectif.

Julien Bonnet