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Paroles de pilote des 24 Heures du Mans: Olivier Pla, en GTE Pro Ford

Olivier Pla, début 2016, alors qu'il vient d'arriver au sein de l'écurie Ford pour le retour du constructeur aux 24 Heures du Mans.

Olivier Pla, début 2016, alors qu'il vient d'arriver au sein de l'écurie Ford pour le retour du constructeur aux 24 Heures du Mans. - Ford

A quelques jours de l'édition 2017, des 24 Heures du Mans, nous avons posé une série de questions à trois pilotes français engagés dans les différentes catégories professionnelles. Premier épisode aujourd'hui avec les réponses d'Olivier Pla, pilote Ford en LM GTE Pro (voiture 66, avec l'Allemand Stefan Mücke et l'Américain Billy Johnson).

Quel pilote vous faisait rêver dans votre enfance? 
Olivier Pla - Comme pour beaucoup de pilotes, le premier nom qui revient est Ayrton Senna. Il a marqué son époque et l’histoire du sport auto.

Quels sont actuellement les pilotes qui font référence dans le sport automobile?
Il y a beaucoup de très bons pilotes dans toutes les catégories, c’est difficile de donner un nom, donc non pas vraiment de référence.

Une voiture de rêve?
J'aime beaucoup ma Ford GT donc je la garde! C’est une super auto à piloter. Grâce à mon métier, j’ai déjà la chance de conduire des voitures exceptionnelles.

Si je vous dis: un circuit mythique, à quel tracé pensez-vous? Où vous avez couru et où vous rêveriez de courir?
Aux 24 Heures du Mans sans aucune hésitation! C’est pour moi la plus grande course automobile du monde! Sinon, je rêverai de courir à Bathurst en Australie.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer dans le sport automobile?
C’est difficile de répondre à cette question parce que de nos jours, c’est devenu très difficile de se lancer dans le sport auto. Ce sport coûte très cher. A moins d’avoir des parents qui ont des moyens très importants, c'est très dur. Mieux vaut passer par les programmes constructeurs ou de détection des jeunes pilotes. Je pense que c’est le meilleur moyen d'avoir des résultats, pour être mis très vite dans un contexte professionnel afin d'évoluer ensuite.

Les qualités essentielles pour un pilote pro?
Etre rapide sans sortir!

Comment êtes-vous venu à l’endurance?

Je me suis toujours dit que si je n’arrivais pas à la Formule 1, ce n’était pas une fin en soi. Je voulais surtout vivre ma passion, en faire mon métier, et rouler avec des voitures hors-normes, exceptionnelles. Je n’avais pas le budget pour rouler en F1, alors l’endurance est apparue comme le meilleur choix. Je ne regrette vraiment rien aujourd’hui. J’ai la chance de vivre de ma passion et de m’éclater dans cette discipline avec la Ford GT.

Quel est le meilleur virage du circuit des 24 Heures du Mans?

On me pose souvent cette question, mais pour moi il n’y a pas qu’un seul virage, mais des parties du circuit qui sont vraiment sympas, avec des freinages et virages en appui. Si je devais vraiment en citer un, je dirai les virages Porsche.

Un secret pour faire un temps au Mans?

Je ne crois pas qu’il y ait vraiment de secret. C'est important d’avoir un tour clair, sans trafic, ce qui n’est pas chose facile vu le nombre de voiture sur la piste. Et bien entendu, c’est important de conduire le plus vite possible en évitant les erreurs.

Votre meilleur souvenir au Mans?

Pour être honnête, je n’ai pas que des bons souvenirs au Mans, plus de mauvais que de bons. Un tout petit souci peut vous coûter très cher et vous faire perdre la course. L’année dernière, nous avons perdu plus de 2 minutes aux stands pour remplacer la pièce qui indiquait la position de la voiture au classement. Elle venait de casser. Mais cela fait partie de la course. Je garde un meilleur souvenir de 2013, en LMP2. Nous avions décroché la pôle, mais fini à la deuxième position le dimanche, car une fois encore nous avions perdu beaucoup de temps aux stands.

Julien Bonnet