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Paris: jusqu’à 400 PV par jour avec la vidéo-verbalisation

La mairie de Paris a inauguré ce jeudi son nouveau centre de vidéo-verbalisation qui vise à sanctionner à distance les infractions de circulation ou du stationnement. Les agents pourront dresser jusqu'à 400 PV par jour.

Paris sort l'artillerie lourde contre les infractions routières. La mairie de Paris a inauguré ce jeudi matin son nouveau dispositif de vidéo-verbalisation installé au sein de la caserne Napoléon, dans le 4e arrondissement de la capitale.

Dans cette salle de commandement, une vingtaine d'agents ont accès aux quelque 900 caméras de la Préfecture de police situées sur la voirie et peuvent à distance verbaliser les automobilistes ou deux-roues en infraction. Avec ce dispositif, la ville cherche à renforcer la sécurité des piétons et des cyclistes dans la ville. 

"Trop de conducteurs indélicats circulent ou stationnent n'importe où, sans se soucier des règles et des autres. Ces comportements qui gênent la circulation et mettent en danger les piétons et les cyclistes doivent cesser", a tweeté la maire de Paris, présente à l'inauguration du nouveau centre de verbalisation. 

Avec la vidéo-verbalisation, jusqu'à 400 PV par jour pourront être dressés, précise la maire de Paris. A distance, les agents pourront déceler sur leur écran une infraction et après avoir procédé à des vérifications et au relevé de plaques verbaliser l'automobiliste ou le conducteur de deux-roues. Ce dispositif intervient en complément des 3.200 agents municipaux sur le terrain, chargés de lutter contre les incivilités.

Quelles infractions verbalisées? 

Les agents du centre de vidéo-verbalisation pourront sanctionner toutes les infractions routières ou de stationnement gênant. Ce sera le cas par exemple pour le refus de priorité à un piéton sur un passage clouté, sanctionné depuis septembre d'un retrait de six points sur le permis de conduire et de 135 euros d'amende.

La mairie de Paris cherche aussi à lutter contre les infractions sur les pistes cyclables et les couloirs de bus. Se garer, même avec les warnings sur un couloir de bus ou une piste cyclable est considéré par le code de la route comme un stationnement gênant et fait encourir là aussi une amende de 135 euros.

Les scooters et motos qui empruntent les pistes cyclables s'exposent eux aussi à une amende de 135 euros. Parmi les autres infractions qui peuvent être verbaliser à distance on peut aussi citer l'arrêt sur un sas à vélo ou encore le fait d'obstruer un carrefour après s'être engagé à une intersection déjà encombrée. 

Carole Blanchard