BFM Business

La Papouasie-Nouvelle-Guinée s’offre des Bentley, après les Maserati

Images d'illustration

Images d'illustration - Jalopnik

Le scandale des 40 Maserati à peine retombé, ce pays dont 30% d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté complète sa flotte de voitures de luxe avec trois Bentley.

Une flotte de berlines de presque 5 millions d’euros, c’est ce que vient de s’offrir la Papouasie-Nouvelle-Guinée, en vue du futur sommet économique Asie-Paifique. Et cela fait scandale, car ce pays souffre d’un taux de pauvreté de 30%.

Après avoir reçu récemment 40 Maserati Quattroporte, à 175.000 dollars australiens l’unité (environ 107.742 euros), le pays vient d’acquérir trois Bentley Flying Spur, qui coûte chacune 320.000 dollars australiens (environ 197.012 euros), détaille le quotidien The Australian. Soit un total de 7,96 millions de dollars australiens dépensés pour un sommet de quelques jours, l’équivalent de 4,89 millions d’euros.

Cet achat fait d’autant plus scandale que ces luxueuses berlines serviront à transporter les dignitaires du sommet à Port-Moresby, où la moitié de la population vit dans des bidonvilles. De nombreuses critiques ont fusé, jugeant que l'argent ainsi dépensé l'aurait été plus utilement pour remédier aux problèmes sociaux d'un pays où la polio et la tuberculose ont refait leur apparition.

Les parlementaires d'opposition menacent d'appeler à une grève nationale sur cette question, déclarant qu'elle était le symbole de la corruption du gouvernement.

"Nous sommes dégoûtés, a écrit lundi sur les réseaux sociaux Bryan Kramer, parlementaire de l'opposition, après une rencontre avec ses collègues. Nous avons décidé que nous en avons plein le dos de voir notre peuple souffrir alors que les membres du Parlement (...) entrent en collusion avec des opportunistes à l'étranger pour voler notre peuple".

Le gouvernement s’est lui défendu en mettant en avant la nécessité d’avoir des voitures de luxe lors d'événements prestigieux comme l'Apec. Elles seront revendues au secteur privé après le sommet, explique le gouvernement.

DP, avec AFP