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Crit'Air: la vidéoverbalisation mise en place avant la fin de l'année en région parisienne

Des péages pourraient être mis en place sur le périphérique parisien, dans plusieurs dizaines d'années.

Des péages pourraient être mis en place sur le périphérique parisien, dans plusieurs dizaines d'années. - Boris Horvat - AFP

Le ministre des Transports a annoncé la mise en place avant fin 2021 de la vidéoverbalisation pour les véhicules ne portant pas la bonne vignette Crit'Air dans le périmètre délimité par l'A86. A partir du 1er juin, les diesels immatriculés avant 2006 seront concernés.

Des caméras pour bientôt surveiller les vignettes Crit'Air sur les pare-brises en région parisienne. Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé dans un entretien au Parisien, un objectif de mise en place de la vidéoverbalisation à l'échelle du Grand Paris (périmètre délimité par l'A86 non-incluse) avant la fin 2021.

Même système à Paris et dans la région à partir du 1er juin

Actuellement, les véhicules Crit'Air 5 et les non classés sont interdits de circuler en semaine et en journée en petite couronne, mais la verbalisation ne sera mise en place qu'au 1er juin 2021, avec l'extension de cette interdiction aux véhicules Crit'Air 4 (diesels immatriculés avant 2006). Le Grand Paris rejoindra alors la ville de Paris, où le système Crit'Air et la verbalisation des contrevenants est déjà en place depuis quelques années.

Un contrôle bientôt "automatisé"

En clair, la vidéoverbalisation pourra ainsi accompagner la verbalisation classique via des contrôles de police. Mais il faut encore qu'un agent constate l'infraction pour établir le procès-verbal qui débouchera sur l'amende envoyée au contrevenant.

Mais Jean-Baptiste Djabbari a rappelé que cette vidéoverbalisation ne serait qu'une première étape avant des contrôles automatisés, via les radars qui se concentrent pour le moment en général sur la vitesse.

Il annonce en effet que "les contrôles-sanctions automatisés, avec un radar, puissent se développer dans la foulée. Nous sommes maintenant dans une phase d'exécution et de mise en œuvre, en lien avec le ministère de l'Intérieur et l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions".

Un usage que Jean-Baptiste Djebbari défend, avec une cause de la qualité de l'air qui est présenté comme plus préoccupante que les questions liées à la sécurité routière:

"Les zones à faibles émissions, ce n'est pas une question d'infraction routière, c'est une question de santé publique. Il y a des vies qui sont en jeu. La pollution de l'air tue 48.000 personnes par an en France: c'est dix fois plus que les accidents de la route!"

Quelles sanctions?

"Se déplacer dans une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) avec un véhicule non autorisé ou sans vignette Crit'Air est sanctionné par une amende pouvant aller jusqu'à 450 euros. En général, il s'agit d'une amende forfaitaire de 68 euros", note le site Service Public.

Il s'agit de "la même amende est prévue si vous ne respectez pas les restrictions de circulation en cas de circulation différenciée lors d'un pic de pollution."

https://twitter.com/Ju_Bonnet Julien Bonnet Journaliste BFM Auto