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Après Paris, Barcelone interdit les voitures de plus de 20 ans

A partir du 1er janvier 2019, Barcelone interdira en semaine la circulation des voitures de plus de 20 ans.

A partir du 1er janvier 2019, Barcelone interdira en semaine la circulation des voitures de plus de 20 ans. - César Rangel - AFP

A partir du 1er janvier 2019, les voitures immatriculées il y a plus de 20 ans ne pourront plus rouler en semaine dans Barcelone.

Après Paris, c’est au tour de Barcelone (Espagne) de faire la chasse aux vieilles voitures. La capitale catalane a adopté une mesure qui interdit aux voitures de plus de 20 ans, immatriculées avant janvier 1997, de rouler en semaine. Les vans et utilitaires immatriculés avant octobre 1994 sont également concernés par cette mesure, qui s’appliquera à partir du 1er janvier 2019.

Adoptée de concert par la ville, le gouvernement catalan et 39 municipalités de l'agglomération autour de Barcelone, cette nouvelle réglementation devrait concerner 106.000 voitures (7% des voitures immatriculées dans l’aire urbaine), ainsi que 22.000 camionnettes et utilitaires, selon des chiffres du quotidien britannique The Guardian.

"Le but est de réduire de 10% les émissions dans les cinq ans à venir, pour atteindre les niveaux recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et accélérer l’adoption de plus nombreuses mesures pour atteindre les recommandations de l’Union Européenne avant 2020", a précisé début mars le conseil municipal de Barcelone.

La municipalité envisage d’offrir la gratuité des transports publics aux automobilistes qui abandonneront leur voiture. Elle se garde aussi le droit de tester l’interdiction de rouler pour les plus anciennes voitures dès le 1er décembre, en cas d’alerte pollution. En début de semaine, Londres (Grande-Bretagne) a dévoilé sa politique pour limiter la pollution, avec une taxe sur les voitures les plus polluantes qui souhaitent circuler en centre-ville. La capitale britannique fait aussi partie des villes à l'origine de l'initiative Air'volution, dévoilée par la maire de Paris Anne Hidalgo fin mars, avec la volonté de noter les véhicules selon leur niveau de pollution.

Pauline Ducamp