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Une intelligence artificielle a créé ces mannequins virtuels

Une entreprise japonaise a développé un algorithme capable de générer des mannequins virtuels. Certaines marques comme Veepee (anciennement Vente-privée) ont déjà recours aux "faux" modèles. Mais grâce à l'intelligence artificielle, il n'y aura même plus besoin de graphistes pour imaginer les silhouettes.

Blonds, roux, petits, grands, minces… L’entreprise japonaise DataGrid a présenté une intelligence artificielle capable de générer aléatoirement des corps humains, a repéré le média spécialisé The Next Web. Pour entraîner leur algorithme, les chercheurs lui ont soumis une grande quantité de photos de mode mettant en scène des mannequins "réels". C’est grâce à cette gigantesque base de données que le réseau neuronal peut générer les silhouettes de parfaits inconnus. Exactement de la même manière que les faux visages créés par l’algorithme de l’entreprise Nvidia.

L’utilité de cette technologie est toute trouvée: fournir des modèles virtuels pour la publicité, notamment de mode. Ce qui permettrait aux marques de réduire les dépenses et de gagner du temps grâce à l’abandon des séances photos.

Virtuel
Virtuel © Datagrid

Les mannequins virtuels déjà utilisés

DataGrid n’est pas la première entreprise à parier sur les "faux" mannequins. En 2011 déjà, H&M avait créé la polémique en choisissant des corps de synthèse sur lesquels ils avaient greffé le visage de "vraies" personnes. À cette époque, ce n’était pas tant l’utilisation de corps virtuels qui avait cristallisé les critiques mais le fait qu'ils véhiculent des stéréotypes comme l'extrême minceur. 

L’entreprise Veepee (anciennement Vente-Privée) a également troqué les salles de shooting contre des logiciels, depuis au moins cinq ans. Pour cela, le leader du destockage en ligne collabore avec la société suédoise Looklet, spécialisée dans la conception de mannequins virtuels.

L’intelligence artificielle de DataGrid pourrait être l'étape suivante. Avec elle, il n’y aurait même plus besoin de graphistes pour créer le corps et le visage de ces faux mannequins puisque l’ordinateur les génère de manière autonome.

Depuis quelques années, les êtres de synthèse ont la cote et rencontrent un certain succès auprès du grand public. Le nombre d'influenceurs virtuels explose par exemple. Dans ce domaine, la star s’appelle Miquela Sousa. Son compte Instagram cumule 1,5 million d’abonnés.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech