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Un couple de fraudeurs de la CAF trahi par des publications Facebook

Des publications Facebook ont permis à la CAF d'épingler deux fraudeurs.

Des publications Facebook ont permis à la CAF d'épingler deux fraudeurs. - Pascal GUYOT / AFP

Une Française d'une cinquantaine d'années recevait indûment des prestations sociales en tant que parent isolé, alors même que des publications Facebook mettaient en avant sa vie de couple.

Elle prétendait être une mère célibataire isolée mais ses nombreuses publications Facebook laissaient entrevoir une situation toute autre. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, une quinquagénaire a été condamnée à 1.500 euros d'amende avec sursis pour de fausses déclarations auprès de la Caisse d'allocations familiales (CAF), relève le quotidien Le Dauphiné Libéré.

Entre 2014 et 2018, la prévenue aurait indûment perçu 25.000 euros de prestations sociales de la part de la CAF, au titre de parent isolé. L'organisme lui réclame aujourd'hui cette somme, après avoir scruté ses publications Facebook. Ces dernières venaient en effet régulièrement illustrer sa vie de couple, et mettaient en avant son compagnon de 45 ans. 

Des vérifications bientôt automatisées

Confrontés aux enquêteurs, la prévenue et son compagnon ont reconnu les faits. Ce dernier a écopé de la même sanction financière, pour recel de ce délit. Tous deux justifient ces fausses déclarations par une grande précarité financière, depuis avérée. En mai 2020, l'affaire sera à nouveau jugée pour déterminer le montant des dommages et intérêts à verser à la CAF.

Pour repérer les fraudeurs, l'administration a pris l'habitude de scruter les publications sur les réseaux sociaux, au cas par cas et dès lors que des déclarations semblent suspectes. En mai, le tribunal de Nanterre s'en était ainsi remis à des publications Instagram du couple Hallyday pour trancher sur leur lieu principal de résidence.

En 2020, une expérimentation de trois ans devrait débuter, pour traquer de façon automatisée la fraude fiscale sur les réseaux sociaux et plateformes de revente en ligne. Le fisc et les douanes viendront dès lors puiser dans les données publiques, librement accessibles sur Facebook, Instagram ou encore Le Bon Coin, pour mieux repérer certaines activités illicites, dont la revente de tabac. Le texte du projet, encore à l'étude, vient de passer l'étape redoutée du Sénat. Il sera de retour à l'Assemblée nationale la semaine du 16 décembre. 

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech