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Trump accuse Google de l'avoir défavorisé lors de l'élection présidentielle

Donald Trump accuse Google de vouloir ternir son image.

Donald Trump accuse Google de vouloir ternir son image. - AFP

Selon le président américain, qui n'en a pas apporté la preuve, le géant du web aurait essayé de ternir sa campagne en 2016.

Donald Trump n'en démord pas. Les géants de la tech privilégient selon lui les Démocrates au détriment des Républicains. Le président des États-Unis a clairement exprimé ses griefs à l'égard de Google ce 6 août, en trois tweets bien sentis. 

Sans avancer de preuve concrète, Donald Trump estime que Google a fait en sorte de ternir son image lors de la campagne présidentielle de 2016, laissant ainsi entendre que le moteur de recherche a eu tendance à faire remonter des articles venant le desservir. Avant de lancer un avertissement: il surveillera "de très près" l'entreprise en amont du prochain scrutin présidentiel, en 2020. 

Dans ses tweets, Donald Trump s'en prend directement à Sundar Pichai, le PDG de Google, reçu le mois dernier à la Maison-Blanche. Il l'accuse d'être hypocrite et de le soutenir en privé, alors même que Google aurait privilégié sa concurrente. 

Pour légitimer ses propos, le président se base sur ceux de Kevin Cernekee, un ancien ingénieur de Google qui avait maintenu début août que l'entreprise faisait tout pour "s'assurer que Trump ne gagnerait pas en 2020", et de Lou Dobbs, un animateur de télévision épinglé à plusieurs reprises pour ses saillies complotistes. En avril, il avait notamment qualifié l'incendie de Notre-Dame de "décision politique", relevait The Hill

En septembre 2018, une vidéo interne d'une heure, publiée par le site ultranationaliste américain Breitbart News, avait montré le choc des dirigeants de Google à l'annonce de l'élection de Donald Trump. Sergey Brin, le fondateur de l'entreprise et actuel président de son entreprise mère, Alphabet, avait alors qualifié cette élection de "choquante", alors même que la directrice financière d'Alphabet l'avait comparée à "un coup dans les tripes". 

Fin juin, Donald Trump avait formulé des critiques similaires à l'encontre de Twitter. Il avait alors accusé le réseau sur lequel il est omniprésent de le censurer pour favoriser la gauche. "Si j'annonçais demain que je devenais un gentil démocrate, je gagnerais cinq fois plus d'abonnés", avait-il alors indiqué. "Ce que fait Twitter est terrible. Beaucoup de gens sont venus me dire qu'ils ne pouvaient pas me suivre sur Twitter".

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech