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Quand les autorités américaines demandaient des infos à Facebook

Facebook a révélé vendredi avoir reçu entre 9.000 et 10.000 requêtes des autorités américaines concernant des données d'utilisateurs.

Facebook a révélé vendredi avoir reçu entre 9.000 et 10.000 requêtes des autorités américaines concernant des données d'utilisateurs. - -

Facebook a révélé vendredi avoir reçu entre 9.000 et 10.000 requêtes des autorités américaines concernant des données d'utilisateurs au cours du second semestre.

Eclaboussé par l'affaire Prism, Facebook, qui fait partie des groupes à avoir fourni des données personnelles sur ses membres au gouvernement américain, a révélé vendredi la nature des infos demandées par les autorités.

Les requêtes étaient ainsi fondées sur des problèmes allant de la disparition d'un enfant à des délits mineurs ou à des menaces terroristes. Le nombre des comptes visés est situé entre 18.000 et 19.000, a précisé le réseau social sans révéler le nombre de fois où il avait répondu à la requête.

Facebook protège "agressivement" les données de ses utilisateurs", a assuré le conseiller généra général de la firme, Ted Ullyot, dans un communiqué.

Requêtes rejetées

"Souvent, nous avons rejeté directement de telles requêtes, ou demandé au gouvernement de réduire substantiellement l'importance, ou bien nous avons donné au gouvernement beaucoup moins de données qu'il l'espérait. Et nous n'avons jamais outrepassé le cadre de la loi", a ajouté Ted Ullyot.

Facebook fait face à une opinion publique de plus en plus hostile après les révélations selon lesquelles il figurait parmi les neuf géants d'internet qui avaient fourni des données personnelles au programme américain Prism de l'Agence nationale de sécurité (NSA).

Les compagnies, parmi lesquelles figurent Apple, Google, Microsoft et Yahoo, ont démenti les affirmations selon lesquelles la NSA pouvait avoir accès directement à leur serveurs. Selon les autorités américaines, ce programme était destiné à aider à empêcher des attaques terroristes.

Sipa Média avec AFP