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Près d'un Français sur deux victime de spams et de fraudes sur les sites de rencontre

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- - cc Don Hankins

Les sites de rencontres sont parfois (souvent) le lieu de petits mensonges ou de grosses arnaques. Mieux vaut ne pas cliquer à tort et à travers.

Les sites proposant de rencontrer l’âme sœur ou le/la partenaire d’un soir sont légion. Mais attention, on peut aussi y être victime d’arnaques plus ou moins graves, indique une étude menée par l’éditeur d’antivirus Norton en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne et publiée le 19 janvier.

56% des Français et des Britanniques de 18 à 34 ans utilisent les services de rencontre en ligne, plus que les Allemands (46%) de la même tranche d'âge. Ces derniers ont cependant été davantage victimes de spams et de fraudes en utilisant ces services (58%, contre 46% des utilisateurs français et 41% des utilisateurs britanniques), selon l'étude.

Parmi ceux qui ont envoyé des images ou des vidéos osées, un tiers a été menacé de leur publication ("revenge porn" ou vengeance porno) et pour plus d'un sur dix, des images intimes ont effectivement été publiées par quelqu'un d'autre sans leur consentement. Parmi les utilisateurs français, la proportion est de respectivement 29% et 9%.

Actuellement, aucun arsenal juridique spécifique ne permet de condamner ce type de comportement dans l’Hexagone, les peines dépendent donc des juridictions. Pour lutter contre cette pratique, un amendement au projet de loi pour une République numérique qui prévoit des peines allant jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende a été déposé par la secrétaire d’État au numérique, Axelle Lemaire.

Foire aux faux profils

En outre, indique l’étude, 34% des utilisateurs français se sont vu demander de l'argent à un moment ou un autre. "Un grand nombre de faux profils sont gérés par des bots, qui sont conçus pour vous inciter à cliquer sur un lien débouchant sur des sites porno, des sites de webcams, des logiciels malveillants ou des fraudes, dont le seul but est de récupérer vos informations de carte de crédit", met en garde l'éditeur américain.

D’autres arnaques sont heureusement moins graves. Ainsi l’étude confirme que les utilisateurs de ces sites ne sont pas tous honnêtes… Un tiers des utilisateurs français mentent sur leur poids, 31% sur leur personnalité et leurs centres d'intérêt. Un quart d’entre eux mentent aussi sur leur situation maritale et 42% ont matché en ligne avec quelqu'un qui se présentait comme célibataire... alors qu'il était engagé dans une relation.

"Tout ce qui est publié en ligne est visible par tout un chacun, rappelle Symantec. Il importe donc d'être prudent quant aux informations identifiables que vous utilisez dans votre profil. L’entreprise conseille notamment de vérifier l'identité de son interlocuteur et de ne pas cliquer sur des liens proposés par de nouveaux contacts.

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Cécile BOLESSE, avec AFP