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Non, les géants de la Silicon Valley n’aideront pas Trump à répertorier les musulmans

Donald Trump entouré des géants de la Silicon Valley le 14 décembre 2016.

Donald Trump entouré des géants de la Silicon Valley le 14 décembre 2016. - DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le futur président des Etats-Unis espère obtenir la coopération des patrons de la Tech pour renforcer la surveillance sur le territoire américain. Mais ces derniers ne sont heureusement pas prêts à franchir toutes les limites.

Joli coup de com’ pour le futur président des Etats-Unis ce mercredi 14 décembre. Donald Trump s’affiche avec les grands patrons américains de la high-tech qui sont venus le rencontrer sans hésitation après avoir pourtant combattu majoritairement sa candidature. L’idée, c’est surtout de parler emploi dans un premier temps. Mais la photo de la réconciliation inquiète les défenseurs des libertés civiques. Les géants de la Silicon Valley sont-ils prêts à satisfaire toutes les exigences de l’administration Trump ? Ou vont-ils opposer immédiatement des limites ? Après quelques semaines de cafouillage, il semblerait que les entrepreneurs soient enfin au clair avec leurs principes.

Twitter a été le premier à se positionner contre un fichier des musulmans

La question a d’abord été posée par le site The Intercept qui a pris comme exemple l’une des pires propositions de Trump, à savoir la création hautement discriminante d’un fichier des musulmans. L’homme politique a en effet évoqué plusieurs fois le sujet durant la campagne, sans que l’on sache s’il penchait pour une liste informatisée de tous les musulmans qui entrent nouvellement aux Etats-Unis, seulement des réfugiés, ou encore de tous les citoyens américains. Il y a quinze jours, le média a demandé à neuf grandes sociétés high-tech si elles refuseraient de collaborer à un tel projet. Surprise, seul Twitter a alors opposé un non catégorique, les autres éludant la question.

Il y a deux jours, c’est au tour de BuzzFeed de remettre le couvert. Mais cette fois, la fameuse rencontre a déjà eu lieu avec Donald Trump et les patrons de la Silicon Valley craignent sans doute pour leur image. Google, Apple, Uber, IBM affichent alors enfin une position claire sur le sujet : ils ne participeront pas à un tel projet. Mais Amazon et Oracle continuent de décliner la question.

Amélie Charnay