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Manuel Valls : "L’interdiction du Wi-Fi n’est pas une piste envisagée"

Le Premier ministre Manuel Valls, le 9 décembre 2015

Le Premier ministre Manuel Valls, le 9 décembre 2015 - BFMTV

Invité de Jean-Jacques Bourdin, sur BFM et RMC, le Premier ministre a assuré que l'interdiction du Wi-Fi public n'était pas à l'ordre du jour. Son souhait? Mettre en place des solutions efficaces.

Suite à la révélation, il y a quelques jours, d’une note interne au ministère de l’Intérieur qui envisageait l’interdiction du Wi-Fi public et du logiciel d’anonymisation Tor, Manuel Valls vient de faire une mise au point ce mercredi matin, au micro de RMC/BFMTV. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait s'il était favorable à cette double interdiction, le Premier ministre a clairement répondu "non". Avant de préciser ce à quoi le gouvernement travaillait: "Que la police regarde tous les aspects qui permettent de mieux lutter contre le terrorisme, bien évidemment. Mais il faut prendre les décisions efficaces. Car la seule chose qui compte, c’est l’efficacité pour traquer les terroristes, pour arrêter ces messages de haine." Puis il précise: "L'interdiction du Wi-Fi (public, ndr) n'est pas une piste envisagée aujourd'hui."

Pour autant, cette déclaration ne signifie pas que le gouvernement laissera tout comme avant. Il pourrait, par exemple, proposer un régime d'autorisation et de surveillance plus strict, permettant de mieux identifier les personnes qui se connectent sur ces réseaux sans fil. On pourrait, par exemple, demander aux cybercafés et aux taxiphones d'enregistrer l'identité de leurs clients. A ce jour, ils ont pour seule obligation de de conserver les données de trafic pendant un an. Mais la tenue d'un tel registre n'est efficace que si ces commerces ont les moyens de vérifier l'identité, ce qui est nettement plus compliqué à mettre en œuvre.

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Gilbert Kallenborn